Jeudi 3 avril 2008

 
1968, l'imprévu, crée la déchirure dans l'entrelacs des discours -politique, économique, technique, consumériste- jusque-là régulateurs de la vie sociale. À l'individu statistique, défini par le nombre, à l'individu déterminé par les relations de structure, d'organisation ou de système, s'oppose un sujet créé par une parole neuve et exigeante : exigeant de tenir un point d'intensité ou d'impossible qui ouvre à l'imagination et à la singularité.
1968, l'unique, fut réellement l'émergence d'une parole plurielle, joyeusement indifférente à la loi commerciale du monde et à ce que Lacan appelait « le service des biens », l'événement d'une inventivité langagière créatrice de subjectivité et de socialité, multiforme, foisonnante, traversant tous les « genres » constitués : littérature, poésie, théâtre, cinéma, politique.
Si les paroles issues du mouvement de mai 1968, quelque forme qu'elles aient prises, ont fait l'objet de nombreuses analyses, sociologiques, historiques, philosophiques, si les tracts ont donné lieu à un ouvrage linguistique en 1975, cette inventivité langagière n'a pas ou peu été étudiée du point de vue d'une anthropologie du langage qui rende compte de sa singularité subjective et de sa complexité discursive et sociale.
1968 ré-actualise une exigence : celle de reconnaître le langage comme la forme essentielle du lien social, à travers le souci du politique, de « l'être ensemble dans la cité » et la contextualisation de ses manifestations langagières, la rue, la place, l'atelier, l'usine, le théâtre, la tribune, l'université ; ce qui s'y inaugure en effet est à la fois une « oralité » créatrice de lien social et une rencontre inédite entre l'art et le politique qui appelle non seulement chacun à l'époque à faire de sa vie une « oeuvre d'art », mais à une réflexion sur la place de l'esthétique dans le politique pendant et après mai 1968.
Les formes discursives et langagières qui émergent à travers les textes ou les oeuvres, issus du mouvement lui-même ou de ses réactualisations ultérieures, seront au coeur du débat : cinéma des années 70, discours des néo-ruraux et de leurs enfants, discours médiatiques, politiques, réappropriation des discours à l'étranger, mise en scène des enjeux politiques de 68, patrimonialisation et instrumentalisation du mouvement, polémique actuelle autour de la portée et des incidences de 68, discours « anti-soixante-huit » actuel, etc.
Nous souhaitons organiser un colloque pluridisciplinaire, confrontant différents points de vue : ceux des linguistes, des historiens, des psychanalystes comme ceux des sociologues, des anthropologues, des politologues, ou encore des littéraires ou des spécialistes du cinéma, du théâtre, des médias, etc.
Ce colloque ne sera ni une commémoration pieuse, ni une manifestation nostalgique, mais un espace d'échange et de travail qui puisse aussi ouvrir à la question de Mallarmé :
« Véritablement, aujourd'hui qu'y a-t-il? »

Comité d'organisation : Jean-Marie Prieur, Cécile Canut, Marc Gonzalez, Diiana Bodourova,
Arnaud Richard, Tayeb Bouguerra, François Péréa, Gisèle Pierra, Nathalie Auger, Claudine Moïse,
Monique Carcaud-Macaire, Thierry Van Compernolle, Frédérique Malaval, Paul Pandolfi.
Comité scientifique : Agnès Callu (CNRS, École nationale des Chartes), Marc Crépon (ENS/CNRS
Paris), Jean-Jacques Courtine (université Paris III), Martine Dreyfus (université Montpellier III),
Pierre Encrevé (EHESS - Paris), Christine Fauré (CNRS/ENS Lyon), Jacques Guillhaumou (CNRS/ENS
Lyon), Francine Mazière (université Paris XIII), Damon Mayaffre (CNRS - Nice), Marie-Anne Paveau
(université Paris XIII), Kristin Ross (université de New-York), André Salem (université Paris III),
Bernard Salignon (université Montpellier III), Paul Siblot (université Montpellier III), Gilles Siouffi
(université Montpellier III), Agnès Steuckardt (université de Provence), Eija Suomela (université de
Turku, Finlande), François Tavernier (université Paris XII, Ceditec).
Équipe de recherche porteuse du projet :
LACIS - DIPRALANG (Langues en contacts et incidences subjectives) composante de DIPRALANG
Laboratoire de linguistique diachronique, de sociolinguistique et de didactique des langues (EA
739).
Équipes Montpelliéraines associées :
ISM Institut de sociocritique de Montpellier (sous équipe de IREC EA 740)
JE 2417 Esthétique et Éducation en psychanalyse. Urbanité, civilité : malaise dans la cité
Le Théâtre de l'université Montpellier III
Des manifestations artistiques (projections de films, théâtre, expositions, débats, etc.) seront
organisées parallèlement au colloque.
Modalités de participation :
Le colloque est ouvert aux chercheurs de toutes disciplines.
19 Janvier 2008 : lancement de l'appel à communication
4 avril 2008 : date limite de l'envoi des propositions de communication (un résumé d'une
page) à cecile.canut@univ-montp3.fr
1er juin 2008 : réponse aux participants par le comité scientifique et lancement du programme.
Frais d'inscription : 40 euros pour les enseignants-chercheurs/gratuité pour les étudiants.
Publications : Les actes seront publiés par les éditions Lambert-Lucas.
Contact pour toutes informations :
Cécile CANUT
cecile.canut@univ-montp3.fr

 

 

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Jeudi 3 avril 2008

Les sciences sociales et 1968. Dijon, 20-21 novembre 2008. MSH de Dijon

Les sciences sociales se sont immédiatement emparées de Mai-Juin pour en proposer des interprétations. Si certains ont eu recours à l'essai, d'autres, notamment en sociologie du travail, ont privilégié des enquêtes qui interrogent aussi les répercussions de l'événement. Ces deux interventions participent d'ailleurs de la construction de la sociologie comme outil central d'expertise des sociétés contemporaines. On peut aujourd'hui revisiter ces constructions immédiates à l'aune des archives des SHS, mais aussi les confronter avec des lectures contemporaines, et, ce faisant, interroger la manière dont l'histoire et les autres sciences sociales se saisissent de cet objet, construisent des problématiques d'analyses et les étayent. Par là, il s'agit d'enrichir le questionnement épistémologique sur la construction de l'événement en sciences sociales.
Contacts : Xavier.Vigna@u-bourgogne.fr, Jean.Vigreux@wanadoo.fr,
Serge.Wolikow@u-bourgogne.fr

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Jeudi 3 avril 2008

Les féminismes de l'après 68 en France

  

GROUPE DE RECHERCHES SUR LES FEMINISMES  (EFiGiES, CMH-ETT)

2007/2008
LES FÉMINISMES DE L'APRÈS 68 EN FRANCE

 

 

Organisation:

Laure Bereni (ETT-CMH),

Magali Della Sudda (ETT-CRH-CERAPS),

Liane Henneron (CEMS-EHESS),

Alban Jacquemart (CEMS-EHESS),

Bibia Pavard (Centre d'histoire de Sciences Po),

Anne Revillard (GAPP-ENS Cachan)

 

Séminaire mensuel de l'EHESS

(http://www.ehess.fr/ue/2007-2008/ue978.html)

 

Vendredi, 10h00-12h30

 

Le séminaire a lieu sur le Campus « Jourdan » de l'Ecole Normale Supérieure, 48 bd Jourdan, 75014 Paris (Métro Porte d'Orléans/RER Cité universitaire), salle 10 sauf les 3 premières séances qui auront lieu dans la salle de réunion de l'équipe Enquêtes, terrains, théories 2e étage du bâtiment B). Il est ouvert aux étudiant-e-s du master ainsi qu'à toute personne intéressée.

 

Contact : albanjac@wanadoo.fr ; bibia.pavard@sciences-po.org

 

Depuis janvier 2004, le séminaire étudie les mouvements des femmes en croisant les perspectives de l'histoire et de la sociologie. Au cours de l'année 2007-2008, on poursuivra les réflexions engagées sur les frontières du mouvement des femmes - entre féminisme et militantisme féminin, d'une part, entre le mouvement des femmes et les mouvements politiques et sociaux qui lui sont contemporains, d'autre part -, en prêtant une attention particulière aux mobilisations féministes qui ont émergé à la suite de mai 68. Ces mobilisations ont marqué le renouvellement du militantisme féministe et ont constitué un moment crucial dans l'émergence du féminisme dit de la « Deuxième vague », tout autant qu'un aspect fondamental des années 1968.

Conformément à la problématique centrale qui est celle du séminaire, il s'agira de sortir d'une histoire autonome du féminisme pour resituer celui-ci dans l'espace des contestations de l'après-68, et comprendre comment les modalités des mobilisations sociales ainsi que les objets de revendication ont été redéfinis et réappropriés par les mouvements féministes.

 

Séance 1 : 9 novembre 2007

Introduction :

Bibia Pavard (doctorante en histoire, Centre d'histoire de Science Po) et Alban Jacquemart (doctorant en sociologie, CEMS, EHESS) :

Le féminisme de la deuxième vague : nouveaux enjeux historiographiques


Séance 2 : 7 décembre 2007

Mai 68et le(s) féminisme(s)

Michelle Zancarini-Fournel (professeure d'histoire, IUFM de Lyon) :

Les féministes en Mai 1968


Séance 3 : 11 janvier 2008

1968-1970 : naissance d'un mouvement

Françoise Picq (maîtresse de conférence en science politique, Université Paris Dauphine, IRISES) :

Les féministes des années 70, pionnières d'un nouveau genre ?

Claudine Mullard : Témoignage sur ces années de lutte.

 

Séance 4 : 8 février 2008

L'avortement, point focal des luttes féministes et antiféministes

Bibia Pavard (doctorante en histoire, Centre d'histoire de Science Po) :

Toutes unies ? Les luttes féministes et l'avortement : enjeux et limites d'un combat rassembleur

Fabrice Cahen (doctorant en histoire, EHESS/INED) :

Les anti-avortements sont-ils des anti-féministes? Continuités et ruptures du mouvement d'opposition à la libéralisation de l'avortement

 

Séance 5 : 14 mars 2008

Un féminisme sans les hommes?

Alban Jacquemart (doctorant en sociologie, CEMS, EHESS) :

Quelle place pour les hommes dans le mouvement féministe des années 70 ?

Sandrine Garcia (maîtresse de conférences, université Paris-Dauphine, IRISES et CSE) :

Les conflits autour du pouvoir médical au sein du Mouvement Français pour le Planning Familial

 

Séance 6 : 11 avril 2008

Que deviennent les mouvements féminins et féministes de la première vague?
Magali Della Sudda(doctorante en histoire, ETT-CRH-CERAPS) :

Mai 68 : "l'occasion manquée" pour les organisations féminines confessionnelles, en particulier l'Action Catholique Générale Féminine

Anne Revillard(doctorante en sociologie, GAPP-ENS Cachan) :

La reconversion des militantes des organisations féministes/féminines de la première vague au féminisme d'Etat

 

Séance 7 : 16 mai 2008

Féminisme et mouvements homosexuels dans les années 1970

Massimo Prearo (doctorant en études politiques, EHESS, Centre de Recherches Politiques Raymond Aron) :

Mouvements homosexuels et mouvements féministes : le moment 70

Françoise Flamand :

Témoignage de son engagement dans les années 1970


Séance 8 : 17 juin 2008

La culture MLF : Féminisme de la seconde vague et création artistique

Hélène Fleckinger (doctorante au Centre d'Etudes et de Recherches sur l'Histoire du Cinéma, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne) :

« Libérons l'avortement ! » Histoires d'A ou le cinéma en lutte(s)

Fabienne Dumont (docteure en histoire de l'art, chargée de cours, Paris I Panthéon-Sorbonne) :

Les plasticiennes dans les années 68 : des féminismes en art

 

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Jeudi 3 avril 2008

La conflictualité sociale et politique. Dijon, 5-6 juin 2008. 
UMR Georges Chevrier 5605

Plus qu’une succession de monographies, il s’agit de privilégier l’entrée par l’événement qui bouscule le répertoire d’actions, interroge les organisations syndicales et politiques mais aussi conteste l’État et ses appareils. Au-delà de la scène parisienne (de la Sorbonne à Billancourt), il s’agit aussi de décentrer l’analyse vers les banlieues et les régions, de faire varier les échelles, de proposer des scènes inédites et des acteurs méconnus dans des configurations qui enrichissent et nuancent le récit national, à partir de matériaux archivistiques nouveaux. De même, nous espérons des interrogations sur le partage entre scène sociale et scène politique, sur une redéfinition du politique dans le temps court, sur la politisation des classes populaires ou sur les réactions des élites (politiques, bourgeoises, économiques, etc.).

Contacts : Xavier.Vigna@u-bourgogne.fr, Jean.Vigreux@wanadoo.fr, Serge.Wolikow@u-bourgogne.fr

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Jeudi 3 avril 2008

1968 : libération et libéralisation. Saint-Denis, 23-24 octobre 2008, Université de Paris-VIII, CNRS/EA 1571 (Pouvoirs, savoirs, sociétés) et IDHE (Institutions et dynamiques historiques de l’économie).

 

On se propose de réunir des travaux portant à la fois sur des projets ou des mesures – peu antérieures à 1968 – de libéralisation ou de dérégulation économique, sociale ou financière dans le domaine des politiques publiques et sur des tentatives de libération individuelle ou collective de la part de certains des acteurs sociaux. Notre propos consiste à souligner la concomitance dans les pratiques et les discours qui les accompagnent entre des formes de libéralisation souhaitées par les dirigeants politiques et administratifs et des aspirations libératrices émanant de groupes au sein de la société française. Double mouvement, certes contrarié par les grèves de mai-juin 1968 et certains de ses prolongements politiques de moyenne durée mais dont il s’agira néanmoins de mesurer les traces posté

rieures et la dynamique sur la plus longue durée.                                     

Contacts : dane.tartakowsky@wanadoo.fr et margairaz.michel@wanadoo.fr

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Jeudi 3 avril 2008

 Hommes et femmes : la construction du genre dans les années 68. Lyon, septembre 2008, Institut des sciences de l'homme (CNRS, Université Lumière Lyon-2 et Université Jean Moulin Lyon-3) Dire que 1968 a été le moment de la "révolution sexuelle "fait partie des lieux communs, comme d'affirmer que la "deuxième vague "du mouvement féministe est née en 1970. Nous souhaitons dans cette journée d'étude revisiter les chronologies, les formes de mobilisation collective et leur articulation avec la législation - faire donc jouer les jeux d'échelle -, mais aussi comprendre comment des "individus ordinaires "se sont saisis de ces revendications et de ces mutations du genre dans les années 1968. Il s'agira à la fois de revisiter les modes d'intervention et les parcours d'acteurs et d'actrices avant 1968 (comme, par exemple dans Arcadie ou le Planning familial), et de comprendre l'articulation ou la décentration des différents mouvements et revendications politiques féministes et homosexuels nés à la suite des événements de mai-juin 1968. Voir aussi comment l'expression des diverses formes de masculinités s'est modifiée de ce fait. Nous souhaitons faire connaître les études portant sur des individus et des groupes dans les villes et/ou les entreprises de province pour examiner comment les mutations de genre ont transformé l'ensemble du corps social dans les années 68.
Contacts:
michelle.zancarini-fournel@wanadoo.fr , vincent.porhel@laposte.net

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Lundi 31 mars 2008

 

RTBF
Mai 68 . La télévision célèbre le quarantième anniversaire d’un mouvement qui secoua le monde.

Sur La Une et La Deux

 

"68" : samedi 8 mars sur La Une. (Pour mémoire)

De Washington à Saigon, de Rome à Mexico, de Paris à Prague, une vague de révolte secoue le monde. 68 propose un travelling arrière dans le Viêt-Nam en guerre, Prague en liberté et occupé, Paris en contestation, l'Amérique en rébellion. 68 raconte Dubcek et Guevara, De Gaulle et Cohn-Bendit, Luther King et Bob Kennedy. 68 est une plongée dans le tourbillon d'une année mouvementée avec des images couleur exceptionnelles, et sur des musiques de Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison et bien d'autres. Réalisation : Patrick Rotman.

 

En avril 2008

 

Dany Cohn-Bendit, agitateur depuis 40 ans. 

Mercredi 23 avril sur La Une

Réalisation : Serge July.

Dany Cohn-Bendit est le produit d'un va et vient incessant entre la France et l'Allemagne, de ses parents et de lui-même. Il naît en France, à Montauban en 1945 de parents juifs allemands réfugiés dans le sud-ouest en 1933 pour fuir le nazisme. Par la suite, il rentre en Allemagne, puis revient encore en France. Il n'est ni Français ni Allemand, mais apatride comme le rappelle sa carte d'identité établie en 1955.

Il part encore en Allemagne, où il passe son bac, passe un an dans un kibboutz israélien, prend finalement la nationalité allemande en 1961 pour ne pas faire son service militaire en France (les enfants de martyres juifs en sont exemptés en Allemagne). Après encore quelques aller-retour, il s'inscrit à Nanterre en sociologie. Et c'est mai 1968, les événements qui révèlent au monde l'anarchiste qu'est Dany le Rouge.

 

 

Noms De Dieux 

Mardi 29 avril à 22.45 sur La Deux

Edmond Blattchen s'entretient avec Daniel Cohn-Bendit.

 

 

Questions à La Une . Les héritiers de mai 68.

Mercredi 30 avril à 20.20 sur La Une

En partant des événements tels qu'ils se sont déroulés en Belgique, ce reportage de Bernadette Goffinet s'intéresse aux petits-enfants de mai 68, internautes et bloggeurs d'aujourd'hui. Un autre reportage dressera le portrait des nouveaux activistes (Greenpeace, etc.).

 

 

En Mai 2008 

 

 

Zoom Arrière 

Vendredi 2 mai à 22.45 sur La Deux

Elodie de Sélys et Pierre Mertens en invité  présenteront un tour d'horizon en images de l'année 1968 : les événements parisiens, la guerre du Viêt-Nam, l'assassinat de Bob Kennedy et de Martin Luther King, la répression du printemps de Prague, les prémices de la scission de l'université de Louvain…

 

 

L’arbre de Mai 

Une minisérie (2X52') adaptée de l'ouvrage écrit par l’ex-premier ministre Edouard Balladur, dans lequel il raconte sa vision des événements de Mai 68. Une vision de l'intérieur du pouvoir, qui se passe en partie dans le bureau de Georges Pompidou (alors premier ministre). Ce documentaire-fiction est réalisé par Claude Ardid, un grand reporter de France Télévision, et produit par Endemol.


 

 

 

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Samedi 29 mars 2008

mai68-1decouv_prd-copie-1.jpg 

En présence de nombreux auteurs,
les éditions Syllepse présenteront 
La France des années 688
le mardi 1er avril 2008 - 19h30
salle Saint-Bruno  9 rue saint Bruno
75018 Paris
métro : La Chapelle

 

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Samedi 29 mars 2008

Marx en 68

 

Les irruptions historiques ne figurent pas d’avance sur les agendas. Mai 68, pas plus qu’une autre. Et ce n’est qu’après-coup, voire longtemps après, que l’on peut circonscrire les diverses conjonctures (politique, sociale, culturelle…) qui forment l’arrière-fond de l’événement. Dans tous ces registres, on retrouve le profil de Marx. Mais, quelle signification lui donner ?

 Le marxisme était alors quelque part entre la gloire et le désarroi. Dans un pays comme la France, il avait fourni une culture commune à de larges couches populaires et intellectuelles. Le désespoir qui venait de l’Est, depuis longtemps d’ailleurs, n’entamait pas encore profondément l’optimisme historique d’un mouvement dont la mémoire était scandée par 1789, 1848, 1871, 1917, 1936 et 1945, comme autant d’étapes sur une voie royale, auxquelles le marxisme avait donné un nom et une identité. Ceux qui rêvaient de le déborder s’y référaient encore avec emphase. Et tout autant les dissidences en tout genre. Au-delà des Internationales défuntes, l’universalisme révolutionnaire avait trouvé une nouvelle jeunesse dans le Tiers-mondisme. Un vieux marxisme était mort. Un autre, divers et parfois souterrain, mûrissait dans une nouvelle génération, d’étudiants surtout, de par le monde. Il s’obstinait dans « la révolution », mais cherchait à la penser hors de toute orthodoxie et de tout antécédent. Nouveaux langages, nouvelles pratiques !

  Quelque chose s’est brisé. Mais, nous savons aussi, en rétrospective, que quelque chose est né en 68, qui relève de l’avenir.

Nous proposons durant cette demi-journée de discuter quelques-unes des figures majeures qui ont marqué les consciences et les engagements dans cette période privilégiée : de Louis Althusser à Guy  Debord, de Henri Lefebvre à Herbert Marcuse.

 

 

La revue Actuel Marx est signataire de l’Appel

Mai 68, ce n’est toujours qu’un début (www.mai-68.org)


14 h

Introduction

Jacques Bidet

Professeur émérite de Philosophie (Université Paris X – Nanterre)

 

14 h 15

Marx : entre communisme et structuralisme

Frédérique Matonti

Professeure de Sciences politiques (Université de Paris 1 – Panthéon-Sorbonne)

 

15 h

Louis Althusser : Mai 68 et les fluctuations de l'idéologie

Stéphane Legrand

 

15 h 45

Henri Lefebvre et mai 68 : avant, après

Armand Ajzenberg

Animateur de la revue La somme et le reste

 

16 h 30 pause

 

17 h

Le marxisme libertaire du mouvement situationniste

Patrick Marcolini
Doctorant en Philosophie, chargé de cours (Université de Nice Sophia Antipolis)
 
17 h 45
Du « grand refus » selon Herbert Marcuse

Jean-Marc Lachaud

Professeur d’Esthétique (Université Marc Bloch – Strasbourg 2)

 

 

Le Mai ouvrier à Nanterre

 

soirée-débat animée par Jacques Bidet

avec le soutien d’associations de la ville de Nanterre

 

 autour des interventions

de plusieurs acteurs, témoins et historiens de l’évènement

 

 

Mardi 20 mai 2008

20 heures

 

AGORA

20, rue de Stalingrad (près de la gare de Nanterre-Ville)

01 41 37 63 39

 

 

 

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Samedi 29 mars 2008

Autour de Mai 68

Parce que Mai 68, ce n'est que le début…

Du 25 avril au 07 juin 2008

A Lille, Arras, Villeneuve d'Ascq, Roubaix, Avion…

Collectif Lillois d'initiatives Mai 68




Jeudi 1er Mai, Fête internationale des travailleur(se)s, manifestons un peu partout…

 

 

Jeudi 1er Mai, avec Colères du Présent / Arras /  7ème Salon du Livre d'expression populaire et de critique sociale / De 10h à 22h

Quartier des Arts à Arras / Contact : 03 21 15 35 87 / coleresdupresent@wanadoo.fr / www.coleresdupresent.com

 

 

Lundi 5 Mai, 19h, avec l’AMUL

Dans le cadre de la programmation du Festival « Mai 68, 40 ans après » initié par L’AMUL (l’Association des Amis de Lille1), sur l'Université de Lille 1

Concerts d’ouverture du festival Mai 68 

La Bande à Paulo, Cordillera (musique latino-américaine),  Kamal Mimouni (chanson arabe),  Uncle Tov (musique traditionnelle),  Les Joyeux Mutins (Chorale révolutionnaire), DAKKA MARRAKICHJA (musique traditionnelle)…

à la Maison des Etudiants (MDE), Université de Lille 1, M° Cité scientifique.

 

Mercredi 7 Mai / l'Univers / Lille / 19H30 (début du film 20H)
 Le Fond de l'air est rouge de Chris Marker (2X 90 Minutes; France 1977-98)
 «On a tendance à croire que la troisième guerre mondiale commencera avec le lancement d'un missile nucléaire. Je pense plutôt qu'elle s'achèvera ainsi. D'ici-là continueront de se développer les figures d'un jeu compliqué, dont le décryptage risque de donner du boulot aux historiens de l'avenir, s'il en reste. C'est un jeu bizarre, dont les règles changent au fur et à mesure de la partie, où la rivalité des super-puissances se métamorphose aussi bien en Sainte-Alliance des riches contre les pauvres qu'en guerre d'élimination sélective des avant-gardes révolutionnaires là où l'usage des bombes mettait en danger les sources de matières premières, qu'en manipulation de ces avant-gardes elles-mêmes pour des buts qui ne sont pas les leurs (… )» Chris Marker

Organisé par Séance Tenante, Kataract et Questions Collectives / entrée: 2 euros.
L’Univers - 16 rue Georges DANTON - 59000 LILLE Moulins - 03 20 52 73 48 (M° Porte de Valenciennes).mel : info@lunivers.org / site : www.lunivers.org

 

 

Mercredi 7 Mai, 19h, avec l’AMUL (l’Association des Amis de Lille1)

Conférence-débat : « Mai 68, un creuset pour le féminisme moderne ? »

Dans le cadre de la programmation du Festival « Mai 68, 40 ans après » initié par L’AMUL (l’Association des Amis de Lille1), sur l'Université de Lille 1

Avec Monique DENTAL, militante féministe

Dans l’Amphi de l’Espace Culture, Université de Lille1, métro Cité Scientifique

 

Du Jeudi 8 au Dimanche 11 mai, Cinéma Le Métropole à Lille : Festival L'Acharnière / Projections : Retrospective 68/70 dans le Monde

Le festival de l'Acharnière propose, pour sa vingt-huitième édition, une rétrospective consacrée aux années soixante -dix:soixante-huit avant et après- dans le monde...Bruxelles,Paris,Maroc,Amérique latine,Palestine,etc...La manifestation se déroule au Cinéma le métropole -rue des ponts de comines à Lille

-jeudi 8 à 20heures : Soirée d'ouverture rétro 1

-vendredi 9 de 20h à 24heures : rétro deuxième partie

-dimanche 11 de18heures jusque 23heures 30 rétro(fin)

Par ailleurs, retrouvez la compétition et le panorama de la production audiovisuelle régionale, le samedi 10 de 14h à 24heures et le dimanche 11 de 14h à 18heures.

Tarifs: Le pass 13 euros, la journée 6 euros, tarif réduit 5 euros.

Renseignements:03 20 66 95 85 / mel : festival.lacharniere@free.fr

 

 

 

Mardi 13 Mai, 19h, avec l’AMUL (l’Association des Amis de Lille1)

Conférence Témoignages-débat : « Le Mai 68 à Lille »

Dans le cadre de la programmation du Festival « Mai 68, 40 ans après » initié par L’AMUL (l’Association des Amis de Lille1), sur l'Université de Lille 1.

Avec des acteurs de l’époque, de l’université (Bernard Maitte, professeur à l’Université de Lille1), du monde syndical (CGT, CFDT) et ouvrier

à la Maison des Etudiants (MDE), Université de Lille 1, métro cité scientifique

 

Mercredi 14 Mai, 19h, avec l’AMUL (l’Association des Amis de Lille1)

Conférence-débat : « L’impact international de Mai 68 »

Dans le cadre de la programmation du Festival « Mai 68, 40 ans après » initié par L’AMUL (l’Association des Amis de Lille1), sur l'Université de Lille 1.

Avec : Liliana CORDOBA pour l’Amérique latine, Responsable associatif

Mohamed MOHA pour le Maghreb et le monde arabe, Président de l’association Mémoire Commune, Maroc

Robin STOLLER pour l’Allemagne, Directeur de l´Institut pour l´Education et la Recherche sur l´Antisémitisme en Allemagne.

à la Maison des Etudiants (MDE), Université de Lille 1, métro cité scientifique

 

Jeudi 15 Mai, 19h, avec l’AMUL (l’Association des Amis de Lille1)

Conférence-Débat : L'héritage  de Mai 68 et les usages sociaux de la mémoire de mai 68

Dans le cadre de la programmation du Festival « Mai 68, 40 ans après » initié par L’AMUL (l’Association des Amis de Lille1), sur l'Université de Lille 1

Avec Jacques Lemière, sociologue à l’Université de Lille1

Dans l’Amphi de l’USTL Culture, Université de Lille1, métro Cité Scientifique

 

Jeudi 15 mai, En attendant le grand soir, 20h30 à L'Antre-deux à Lille

Typologie de la Manifestation / Soixante-huit (Une vieille histoire…) / Deux petites formes théâtrales en résistance par La Vache bleue compagnie

Dans Typologie de la Manifestation, le public est invité à une curieuse expérience : l'hypnorama qui transforme les spectateurs en manifestants. Le temps d'une séance, le public est nourri à un feu roulant de diapositives et à une conférence sur les us et coutumes de la manifestation revendicative…. Drapeaux, banderoles, pancartes, cortèges, slogans n'auront plus de secrets pour vous…

De et avec Frédéric Legoy et Jean-Christophe Viseux.

Soixante huit (une vieille histoire…), çà pourrait se présenter comme çà : c'est l'histoire d'une fille ou d'un  type. Ce type, cette fille,  c'est vous. Vous souffrez depuis plusieurs mois d'un mal étrange : Vous croyez voir le président de la république partout. Et le pire c'est qu'il vous parle. Bien sûr, au début vous ne voulez pas l'entendre. Et puis vous l'écoutez. Et il vous dit : "souvenez vous, souvenez vous de mai 68". Alors, vous, vous demandez ce qu'il veut dire par là, vous vous creusez la tête. Et vous trouvez… Complément de Typologie de la Manifestation, 68 (Une vieille histoire…) est une conférence sur… la révolution. Histoire de ne pas louper la prochaine.

De et avec Frédéric Legoy et Jean-Christophe Viseux. Regard extérieur : Gérald Dumont et les coups d'œil complices de Marie Pierre Feringue, Amalia Modica, Marie Prete. Spectacle créé avec le soutien de Travail et Culture.

L'Antre 2 à  Lille, M° Mairie de Lille,1 bis  Rue Georges Lefevre, Tarifs : 1 et 5 euros / Rens, réservations : 03 20 96 43 33

 

Vendredi 16 Mai, 14h-00h, avec l’AMUL (l’Association des Amis de Lille1)

Concerts de clôture du festival Mai 68

Dans le cadre de la programmation du Festival « Mai 68, 40 ans après » initié par L’AMUL (l’Association des Amis de Lille1), sur l'Université de Lille 1

La Compagnie Jolie Môme (Théâtre et chanson révolutionnaires) / Chaman (musique latino-américaine) / Izri (musique berbère) / Jef Kino (chanson française) / Los Guérilleros (ska) (sous réserve) / Les brin’chieux (java picolette traditionnelle) (sous réserve) / DAKKA MARRAKICHJA (musique traditionnelle) / La Jonction (Rap)…

Scène extérieure devant la Maison des Etudiants (MDE), Université de Lille 1, métro cité scientifique

 

Vendredi 16 mai, Cabaret de l'Union / 19h à Minuit / Travail et culture / Archives nationales du Monde du Travail / Roubaix

Projection : "Fils de Lip". 30 ans après le conflit, un film de Thomas Farjeon qui redonne la parole à ceux qui ne l'ont pas eu sur ce conflit…

Débat : "L'héritage de 68" , en présence du réalisateur et de Stéphane Syrot, historien des mouvements sociaux.

Spectacle : "68 (une vieille histoire…)" (La Vache bleue).

Archives nationales du Monde du Travail, 78 Bld du Gal Leclerc, M° Eurotéléport.

 

Lundi 19 mai à 17h, Université de Lille 3, Villeneuve d'Ascq 

Projection de : "Cuba, une odyssée africaine"

Organisée par l'Union des Etudiants communistes

Université de Lille 3, Villeneuve d'Ascq, M° Pont de Bois

 

Mardi 20 mai à 14h, Université de Lille 3, Villeneuve d'Ascq

Projection de "trois films en mai" suivie d'une discussion avec des journalistes de l'Humanité (sous réserve pour les journalistes).

Organisé par l'Union des Etudiants communistes

Université de Lille 3, Villeneuve d'Ascq, M° Pont de Bois

 

Mercredi 21 mai, de 14H à 16H, Université de Lille 1 (sous réserve).

La pensée marxiste dans les années 60-70

Organisé par l'Union des Etudiants communistes

Université de Lille 1, Villeneuve d'Ascq, M° Cité scientifique

 

Mercredi 21 mai, de 16H30 à 18H30, Université de Lille 1

Discussion avec l'Union des Etudiants Communistes autour de "Salaire,

prix, et profit, limites et pertinences de l'analyse de Karl Marx.

Organisé par l'Union des Etudiants communistes

Université de Lille 1, Villeneuve d'Ascq, M° Cité scinetifique

 

Mercredi 21 mai, avec Idées à coudre et les Indigènes de la République (59), Théâtre de la Découverte à la Verrière, 28 rue Alphonse Mercier, (M° Wazemmes) 06.87.35.51.09

20h: conférence: Saïd Bouamama, sociologue, et témoignages : L'immigration face à la gauche et l'extrême gauche des années "68"

 

Jeudi 22 mai, co-invité par TEC et la Vache bleue., Théâtre de la Découverte à la Verrière, 28 rue Alphonse Mercier, (M° Wazemmes)

Projection : La reprise du Travail aux Usines Wonder (1968, Film collectif, Plan séquence de 9 minutes).

Le débat : "Hier et aujourd'hui, la révolution comme horizon ou comme moyen d'émancipation des travailleurs"

Conférence avec Daniel Bensaïd, philosophe.

 

Vendredi, 23 mai, avec Idées à Coudre, Théâtre de la Découverte à la Verrière, 28 rue Alphonse Mercier, (M° Wazemmes) 06.61.85.38.02.

Parcours de vie avec Claude Duval, : Quand la désobéissance non violente est politique

 

Vendredi 23 ou Samedi 24 mai, à partir de 19h à l'Espace Marx, Lille

DEBAT : Le mai étudiant dans la Région…

??? A préciser???

 

Mardi, 27 mai, avec Idées à Coudre, Resto Soleil, 10 Rue Henri Kolb 59000 Lille (M°Wazemmes). 06.70.65.94.45.

19h: Présentation, vidéo, discussion : Le Blacks Panther Parti (USA).

 

Mercredi, 28 mai, Les Indigènes de la République (59), Local Des Indigènes, 32 rue Montaigne, Lille-Moulin, (M°portes d'Arras)

19h Apéro-discussion : l'Immigration (post)coloniale et Mai 68

 

Jeudi 29 mai à 20h30, projection du film "Coup pour coup" de Marin Karmitz, 86 mn, 1971 Projection-débat sur les femmes en lutte, Pour protester contre les brimades et les cadences de travail, les ouvrières d'une usine de confection déclenchent une grève sauvage qui déborde bientôt les syndicats. Pour nourrir le scénario de ce film, Marin Karmitz a recueilli les témoignages de dizaines d’ouvrières du textile en grève à Troyes et à Saint-Omer. Avec elles, il a bâti le film etles ouvrières elles-mêmes tiennent leurs propres rôles. Au Centre culturel libertaire, 04 rue de Colmar, Lille, métro porte des postes, prix libre, ccl59@no-log.org, http : // lille.cybertaria.org

 

Jeudi 29 mai – 19h30 « Grands Soirs et petits matins » à l'Univers à Lille

documentaire de William Klein, France, 1968, 1h38)

Un long défilé de rushs, de morceaux de révolution. Les rues de Paris en ce mois de mai appartiennent aux étudiants, ouvriers, communistes écrivains. A la gare de Lyon, une manifestation d'étudiants sont solidaires des travailleurs.

Prix libre / Organisé par Chiche ! Lille

 

 

Samedi 7 juin / 16h30 / Idées à Coudre / MAJT / Lille

16h30-18h30:Conférence, Pierre Tévanian: De « mai 68 » à la République du Mépris.

19h-21h: Atelier de travail (places limitées): "Lutter contre les injustices. D'où tu parles ?":

Maison d'accueil des jeunes travailleurs, Rue de Thumesnil,  59000 Lille (M°Wazemmes). Infos : 06.70.65.94.45.

 

par mai publié dans : A voir, débats
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