Une expo de l'IRHSES
sur mai 68 pour le Snes et dans les lycées
avec des photos
et des documents qui montrent que tout n'a pas si changé que cela
Des éditeurs, des revues, des journaux, des sites internet, des librairies, des instituts, des fondations, des lieux et des espaces
culturels tentent d’interpréter le monde pour transformer l’ordre des choses.
Ils se sont réunis et proposent
d’organiser ensemble, au printemps prochain, un « Mai 68, ce n’est pas qu’un début, c’est une actualité urgente ». C’est à cette fin qu’ils lancent cet appel, ici et au-delà des
frontières.
Babord (revue, Montréal), Actuel Marx (revue, Paris), Aden (éditions, Paris), Aden (éditions, Bruxelles), Editions Alternative Libertaire, Alternative libertaire ( journal, Paris), Alternatives Sud (revue, Louvain-la Neuve), Amis de Tribune socialiste, Éditions Amsterdam (éditeur, Paris), Editions Après la Lune(éditeur, Paris), , Association pour la coopération des radios libres (Corali), Autres voix de la planète (revue, Bruxelles), Collectif Bellaciao (Paris), Bez Dogmatu (revue, Varsovie), Brumes et Blondes (revue, Alkmaar), Bulletin du Réseau Féministe «Ruptures», CADAC, Le Café des Amis de l'Humanité, Cedetim, CeDInCI (Centro de Documentación de las Izquierdas, Buenos Aires), Cahiers d'histoire (Paris), Cap à Gauche 19, Colères du présent, Collectif national pour les droits des femmes, Comité métallos (Paris), ContreTemps (revue, Paris), Critique (revue, Grande-Bretagne), Critique communiste (revue, Montreuil), Demain Le Grand Soir (l'émission de radio, le journal, le site et l'association ; Tours ) Démocratie et socialisme (revue, Paris), Dissidences (revue), Dones d'Enllaç (Barcelone) École émancipée (revue, Paris), Emancipation Syndicale et pédagogique Écologie et politique (revue, Paris) Entropia (revue, Malaucène), Éditions du Monde libertaire, ERRE (revue, Italie), Espaces Marx (Paris), Les Empêcheurs de penser en rond (éditeur, Paris), Europe solidaire sans frontières, Femmes libres de Radio libertaire (Paris), Fondation Copernic (Paris), Gauchedesluttesacreteil-Lcr (Créteil), Golias( revue, Lyon) Les Hasards Subjectifs, HB éditions (éditeur, Paris), Imagine demain le monde (magazine), Infosurr (revue), Inprecor (revue, Paris), Institut Européen Psychanalyse et Travail Social (Paris), Institut d'histoire sociale de la CGT, Institut de recherches Historiques sur le Syndicalisme dans les enseignements de second degré, Institut de recherche de la FSU (Paris), Jour Fixe Initiative (Berlin), Les Mondes du travail (revue, Amiens), Librairie La Brèche, Librairie du Monde libertaire, Le Monde Libertaire (journal, Paris), Lignes Rouges (revue, Suisse) Lux Editeur (Montréal), Mouvements (revue, Paris), Observatoire des mouvements de la société (Paris), Oraison Electronique (Radio), Page Deux (éditeur, Lausanne), Le Patriote (revue, Nice),Politis (journal, Paris), Presse-toi à gauche (revue, Québec) Punctum (éditeur, Paris), Quaderni Pietro Tresso (Florence), Raisons d'agir (Poitiers), Regards, Revue internationale des livres et des idées (revue, Paris), Rezo Ecolo Libertaire, Rewolucja (revue, Varsovie), Rouge (journal, Paris) , Rouge et Vert (journal, Paris), Réseau Féministe «Ruptures» (Paris), Sarkophage, (journal, Paris), Semiautomatico (Colombie), Socialisme International (revue, Paris), SOS Sexime (Paris), Spartakos (revue, Gréce), Support Transgenre Strasbourg, Trouble-Fête (éditions ), SolidaritéS (journal, Suisse), La Somme et le reste (revue, Paris), Syllepse (éditeur, Paris), TaPaGes (Strasbourg), Théâtre des Rues (compagnie de théâtre-action), Université Populaire de Saint-Denis-93, Union syndicale Solidaires, Vacarme (revue, Paris), La Vache bleue (cie théâtre, Lille), Variations (revue, Paris) Viento Sur (revue, Madrid).
Serge Aberdam, Étienne Adam, Fouzia Adel, Eduardo Aibar (Buenos-Aires), Françoise Akoum, Tariq Ali (Londres), Michel Alabert, Claude Alibert, Christian Allard , Anne Allaria, Paul Alliès, Guillermo Almeyra (Buenos Aires), Tonio Aniesa, François Amy De La Bretèque, Jean-Claude Aparicio, Aquiles y Aquilea Cuervo (Bogota, Colombie), Bernard Arnaud , Antoine Artous, Armand Ajzenberg, Paul Alliès, Louis Aloisio, Samir Amin (Dakar), Louis Aminot, Pouria Amirshahi, Nicole Amphoux, Roger Andrade, Jean-Pierre Anselme, Jean Aragon, Joseph Arditty, Janie Arneguy, JC Auber , Clémentine Autain,
Claude Bailblé, Francis Bailly, Danielle Bailly, Alain Barasz, Jean-Marcel Bardot, Patrick Bataille, Jean Batou (Lausanne), Gilles Baudouin, Jean Baumgarten, Francine Bavay, Andrée Bazilier, Danielle Bazilier, Jean Brafman, Patrick Beaunieux , Gilles Bernard, Halina Bendkowski, (RFA), Tarek Ben Hiba, Nicolas Béniès, Yamina Benrokia, Hamida Ben Sadia, Daniel Bensaïd, Denis Berger, John Berger, Guy Berger, Patrick Berlureau, Sophie Béroud, Raymond Bernheim, Michel Berthe, Alain Bertho, Gérard Besnier, Roger Bichon , Jacques Bidet, Romain Biessy, Jean Bigot, Gerard Blanchet, Pierre Bleibtreu, JeanAlberto Bejarano (Bogota, Colombie), Jacques Boislaroussie, Pascal Boissel, Gilles Boitte, Thierry Bonhomme, Anne-Marie Bonnisseau, Christian Bonnaud, Dolores De Bortoli, Sylvie Bosserelle (Puebla), Bertile Boucard, François Bouchardeau, Olivier Bourdoulous, Sylvie Bourrely, Sophie Boussiquet-Fournier, Jean-Yves Boulin, Gilles Bounoure, Philippe Bourrette, Elisabeth Bourgain, Michel Bourgain, Claudy Bouyon, Rémy Bovis, Brigitte Brami, Patrick Braouezec, Michel Brehier, Élyane Bressol, Liliane Bribet, Michel Bribet, Nicole Brulais, Maryelle Budry (Genève), Patrick Brody, Alice Bséréni, Anne Bucas-Français,
Michel Cahen, François Calaret, Guy Calafato, Aymard de Camaret, Alain Canu, Renato Campana (Foligno), Salvatore Cannavò (Italie), Cécile Canut, Christiane Canel, Denise Cariou, María del Carmen Fernández (Buenos-Aires), Béatrice Carnus, Denis Carnus, Aloys Carton, Annie Carton, Michel Casevitz, Paolo Casciola (Florence), Heloisa Castellanos, Martine Castello, Carlos Cazagemas (Bogota, Colombie), Thierry Chaigneau, Paule Chanet, Pierre-Jean Chalot, Bernard Chamayou, Emmanuel Chanial, Gilles Chantraine, Claudine Charfe, Gerard Chaouat, Christophe Cavard, Robert Charvin, Bertrand Chavaroche , Romain Chazel, Philippe Chéret, Annie Chevalier, François Chouquet, Clauss Gilbert, Dora Coledesky (Buenos-Aires), Dominique Collignon Maurin, Eduardo Colombo, Béatrice Collet-Weiner, Matthieu Colloghan, Maxime Combes, Marie-Agnès Combesque, Josiane Comet, Olivier Compan, Sabine Comte, Petros Constantinou (Athènes), Patrice Corbin, Philippe Corcuff, Hervé Corne, Ricardo Coronado, Thierry Cote, René Cottrez, Pierre Coumian, Annie Couëdel, Annick Coupé, Pierre Cours-Salies, Maurice Courtois, Thomas Coutrot, Christian Champaud, René Cruse (Genève), Jean-Yves Croizé, Josefina Cuadra
Emanuel Dadoun, Gilbert Dalgalian, Sylviane Dahan (Barcelonne), Marie-Christine Daunis, Ronnie De Fossé, Jean-Pierre Debourdeau, Geneviève Decrop, Guy Decoupigny, Jacques Defortescu, Ernest Deiss, Claire Delafond, Jean-Paul Deléage, Marie-José Delhomme, Patrick Delahoche, Rémy Douat, Bruno Della Sudda, Séverine Denieul, Christine Delphy, Jean Delval, Sylvette Denèfle, Monique Dental, Armelle Denis Hofer (Oregon State University, USA) , Chantal de Noyers, Nicole Desautels, Jonathan Deschamps, Alain Desjardin, Daniel Desmé, Freddy Dewille, Her de Vries (Alkmaar), Christian von Ditfurth (Berlin), Réjane Di Bianca, Ingolf Diener, Sûzel Dinard, Jean-Michel Dolivo, Françoise Donini Pizard, Rudy Doucet , Marnix Dressen, Jean Claude Dubois, Bernard Dubois, Bernard Dubois, Guy Ducornet, Alain Dugrand, Rolf Dupuy, Chantal Dupuy-Dunier, Christian Durand, Yves Durand, Bernard Duterme (Louvain-la-Neuve), Guy Dutron,
Nadia El Fani, Bernard Elman, Philippe Enclos, Didier Epsztajn, Michelle Ernis, Pedro Escudriñez (Bogota, Colombie)
Yvette Fabre-André, Mireille Fanon-Mendès France, Angel L. Fanjul (Buenos-Aires), Sam Farber (New York), Alain Faradji, Patrick Farbiaz, Louisette Fareniau, Eric Fasola, Isabel Fay, Jacqueline Feldman, Pablo Feyfant, Gisèle Fernandez, Yves Flank, Hélène Fleckinger, Gérard Filoche, Jean-Louis Fiole, Antoine Fiszlewicz, Nadja Flank, Anne Flipo, Luigi Flora, Bernard Floris, Fredargentaria, Nadine Floury, Georges Fontenis, Ginette Francequin, Yves Frémion,
Franca Galasso, Andréia Galvaõ (Saõ Paulo), Philippe Floury, Manuel Garí (Madrid), David Garibay, Cinzia Garolla (Brescia), Sylvain Garel, Isabelle Garo, Tamás Gáspár Miklós (Budapest), Vincent Gay, Laurent Garlin, Dominique Gérardin, Danielle Gerritsen,Jean-Louis Germain, Alain Gheno, Guy Giani, Alain Gibert, Adolfo Gilly (Mexico), Marc Gicquel, Yves Gigou, Jean-Claude Besson-Girard, Christelle Glémet, Vincent Glenn, Jérôme Gleizes, Guy Godefroid (Luxrembourg), Renée Gramaize, Philippe Gasser, Daniel Grason, Hall Greeland (Sydney), Tom Grimonprez (Bruxelles ), Martine Grondard, Michel Gros, Claire Grover, Nonna Goasguen, Roland Guasch, Denis Guedj, Mathieu Guetta, Sophie Guillemot Michel Guillaumin, Jacques Guilhaumou, Bernard Guibert, JeanPaulp Guinet,
Janette Habel, Jean-François Hamon , Jean-Marie Harribey, Dominique Hasselmann, Jean-Paul Hébert, Christophe Hector, Amadéi Henri , Chantal Herry, Rémy Herrera, Hamouda Hertelli, Robert Hirsch, Frédéric Hocquard, François Houtart, Georges Hugot, Michel Husson, Carlos
Figueroa Ibarra (Mexico),
Alain Jacques, Nicole Jacquin, Rémi Jean, Raoul-Marc Jennar, Anne Jollet, Evelyne Joly, Nicole Joncret, Christian Jonon, Isaac Johsua, Pascal Julien, Anne Juteau
Jean Karabassis, Pierre Khalfa, Muriel Knezek, Jean-Pierre Kuth, Michel Kokoreff, Stathis Kouvélakis, Claude Kowal, Zbigniew M. Kowalewski (Lodz), Isabelle Krzywkowski,
Georges Labica, Annette Labrot, Jean-Marc Lachaud, Quitterie Lafforgue, Bernard Lagune, David Lambert, Denis Langlois, Michel Langris, Pierre Languinez (Bogota, Colombie), Claude Layalle, François Laroussinie, Maurice Latapie, Jean-Claude Laumonier, Sylvie Lavocat, Christian Laval, André Laville, Rémy Lebas de Lacour, Didier Leclerc, François Leclerc, Cédric Lefebvre, Françoise Le Breton Durand, Catherine Lecoq, Bernard Lefort, Michel Leger, Jean-Philippe Legois, Philippe Leclercq, Geneviève Legay, Brigitte Lehaque, Jean Lejeune,Damien Lejeune Flambard, Henri Lehalle, Francis Le Herisse, Gilles Lemaire, Michel Lequenne, Renée Le Mignot, Christine Lemoing, Jacques Lerichomme, Lê Quan Ninh, Monique Lesieur, Philippe Lesieur, Gérard Lesponne, Patrick Le Tréhondat, Samuel Levy, Stéphane Lhomme, Marianne Ligou, Ken Loach, François Longérinas, Michel Lopès Michael Löwy, Maxime Luiggi, Pablo F. Luna,
Christian Mahueux, Henri Maler, Céline Malaisé, Antoine Malamoud, Guy Malouvier, Jan Malewski, Jean Malifaud, Chantal Maoud, J-Philippe Marlière (Londres), Georges Martel, Roger Martelli, Flavie Martin, Jean-Philippe Martin, Jean-Pierre Martin, Gilles Martin, Alain Martinez, Bertrand Martory, Denis Marx, Annie Masse, Bernard Massèra, Fernando Matamoros (Puebla), Savas Michael Matsas (Athènes), Nelly Mauchamp, Gérard Mauger, Jean-Luc Mercier, Henri Mermé, Fabienne Messica, Dominique Mezzi, Jean-Claude Meyer, Jacques Michel, Sylvia Miclot, Damien Millet, Sonia et Georges Mitralias (Athénes, Grèce), Jean Marie Mire, Michel Mispreuve (Ottignies Belgique) Marcelle Monzeglio, José Luis Moragues, Hervé Morel, Robi Morder, Mohamed Mouha, René Mouriaux, Pierre Mouterden(Québec), Hugo Moreno, Robert Mertzig (Luxembourg), Elfriede Müller (Berlin), Pascal Mullié, Philippe Mühlstein
Jean-Michel Nathanson, Corinne Nativel, Robert Nazarian, Maryse Neuman, Alexander Neumann, Richard Neuville, Olivier Neveux, Martino Nieddu, Vladimir Nieddu, Roselinde Nivaggioni
Bertrand Ollivier, Bertell Ollman (New York), Michel Onfray, Jean Ortiz, Fayçal Ouaret (Algérie)
Chantal Pacteau, Jean Pagliani, Gilbert Pago (Fort-de-France), Marie-Christine Paret, Jaime Pastor (Madrid), Gilles Patey, Sylvain Pattieu, Jean-Jacques Papo, Jean Pauwels, Jean-Jacques Pavelek, Marjolaine Pierre, Monique Piton, Willy Pelletier, Roland de Penanros, Valerie Peter, Nelly Pernin (Guadeloupe), Gérard Perreau Bezouille, Didier Peyrat, Roland Pfefferkorn, Michel Picard (Mexico), Christian Picquet, Pierre-Yves Pira, Jean-Antoine Poggioli, Anne-Marie Pons, Dominique Potier, Roberte Portron, Tristan Poullaouec, Eliane Prjikorski, Leslie Protche, Richard Quinquenet,
Joseph Rabie, Véronique Roubaudi, Gilles Rautureau, Myriam Rautureau, Jean-Jacques Reboux, Christiane Reguer, Paul Reguer, Gérard Régnier, Gérard Réquigny, Alain Ribière, Alice Ribière, Pierre Pichard, Claude Rioux (Montréal), Michel Robert, Jean-Marie Robert, Alan Roberts (Melbourne), Évelyne Rognon, Didier Claude Rod, Suzy Rojtman, Miguel Romero (Madrid), Daniel Romet, Nestor Romero, Nicolas Roméas, Marie Ronnefeldt (Düsseldorf), Christine Roquet, Daniel Rouget , Hélène Roux, Roque Moyano (Buenos-Aires), André Rosevègue, Dominique Rousseau, Pierre Rousset, Hélène Roux, Joseph Rouzel,Patrick Rozenblatt, Alain Ruscio, Edouard Ryckeboer,
Ody Saban, Moktaria Safis, Marianick Saliceti,Spyros Sakellaropoulos (Athènes), Huguette Saladin, Marie-Josée Salmon, Julien Sansonnens (Suisse), Paquito Schmidt, Benoit Schneckenburger,Yves Sintomer, Jean-Marc Seignobos, Monique Sené, Jacques Serieys, Marlène Seror, Patrick Silberstein, Lucia Sagradini, Yves Salesse, Victoria Salterelli, Ilario Salucci (Brescia), Catherine Samary, Riza Saygili (Istamboul), Paul Scheffer, Janick Schaufelbuehl, Cornelia Schneider, Gérard Schrack, Jean-Claude Seine, Paule Segal , Jacques Serieys, Martine Sevegrand, François Simon, Simo (ouvrier syndiqué U.M.T- Maroc), Jeanne Singer, Evelyne Sire-Marin, Francis Sitel, Fanny Sizorn, Nicolas Smiltevich, Dominique Spick, Luc Stahl, Mylène Stambouli, Dan Stanciu (Roumanie), Annie Stasse, Jacques Soncin, Gilles de Staal, Pierre Stambul, Christian Sunt, Maya Surduts, Pierre Sylvain, Charles Sylvestre
Emilio Taddei (Buenos Aires), Jean-Marc Tagliaferri , Ouarda Tamine, Philippe Tancelin, Horacio Tarcus (Buneos Aires), Jean-Michel Tarrin, Emmanuel Terray, Jacques Testart, Hillel Ticktin (Écosse), Nicole-Edith Thévenin, Thierry Thibault, Jacques Thomas, Maria Emilia Tijoux (Santiago du Chili), Stavros Tombazos (Nicosie), Dominique Thiery, Julie Timmerman, Juan Tortosa (Genève), Jacques Tourtaux, Eric Toussaint (Bruxelles), José Tovar, Josette Trat, Aurélie Trouvé, Olivier Tric, Catherine Tricot, Marcel Trillat, Aurélie Trouvé, Nelly Trumel,Franco Turigliatto (Italie),
Charles-André Udry (Lausanne),
Pierre Vanbeughen, Laurens Vancrevel (Bloemendaal), Alain Van Praet (Belgique), Patrick Vassallo, , Thomas Vasseur, Dominique Vedy, Gilles Viali, Daniel Vey, Monique Vidal, Jérome Vidal, Gérard Vidal, Xavier Vigna, Jean Vigreux, Jean-François Vilar, Claire Villiers, Jean-Louis Violeau, Catherine Vion, Francoise Vinant, Jean Claude Vitran , Jean-Paul Volle
Richard Walter, Max Watts (Sydney), Claudie Weill, Françoise Weil, Suzi Weissman (Los Angeles), Harald Wertz, Charles Wolfe (Sydney), Karel Yon, Yannis Youlountas (Toulouse-Athènes), Dariusz Zalega (Varsovie), Ricardo Zambrano (Buenos-Aires), Pierre Zarka, Zazü, Anne Zelensky, Michèle Zémor, Duša Zgonec,
Michel Zumkir

A specter is hauting those who uphold the established order : the specter of May 68.
All the powers of the old world have entered into a holy alliance to exorcise this specter : Nicolas Sarkozy, Luc Ferry, Claude Allègre and their alike… Not a
single one fails to the call of those who cannot forsee anotherworld but this one, indeed the end of history.
For the right-thinking France, May 68 is liable of eveything. Waving one more time the specter, Nicolas Sarkozy did not hesitate to make this France shivering. In his opinion, it is
necessary to « decide if the 68 legacy has to be carried on or must be eliminated one and for all ». Saying that, he means the elimination of union rights, minimum wage, socialized salary,
as well as the advances gained, among others, by the feminist struggles.
As a cartesian diver, the specter of May 68 is driven out of the closet every ten years. It is an opportunity for any kind of exorcisms and funeral orations, for first class burials and
farewell ceremonies, for starchy celebrations, curses and repentances of all of those who made landfall to the system.
It is time to take back the May 68, its realities behind the myths, the May 68 of the working class (the one of the general strike and the sit-down strikes), the May 68 of the students
Commune, the May 68 of the walls which take the floor, the May 68 of the barricades which close the streets while openig the route, the May 68 which paved the road for further liberations
and social transformations, the May which has blown over Berlin, Praha, Mexico or Torino, whipping up hope, as well as critics on the existing world, its standards and obious facts.
What has occured afterwards was not the only possible. Common critical and discordant flashbacks will allow to uncover the hot sand under the strikes and the expectations, enlighted by this
tremendous experiment whose tracks still brand our times.
Publishers, magazines, newspapers, websites, bookshops, social centers, workers foundations, cultural centers, all those try to interpret the world to transform the way it is doing. They
met together and they propose to organize next Spring, altogether, a « May 68, it’s not only a beginning, it’s an emergency ».
For that purpose they released this appeal, here in Paris, but also beyond the borders.



Majo 68, Ja nur estas komenco !
Une expo de l'IRHSES
sur mai 68 pour le Snes et dans les lycées
avec des photos
et des documents qui montrent que tout n'a pas si changé que cela
Dans le cadre de ses missions d'éducation populaire,
le Centre de Culture Populaire invite à échanger
à partir de l'histoire de mai 68. Pour apprécier, en
particulier, les acquis dus à la mobilisation ouvrière et
réfléchir sur la situation actuelle.
Ouverture, vernissage exposition Mai 68
Jeudi 10 avril
Maison de Quartier de La Chesnaie
Espace Civique Jacques Dubé, 1 bis rue des Ajoncs, Saint-Nazaire
18h00 en présence du concepteur Joël Hedde.
Jeudi 1 mai MHT, Maison des Hommes et des Techniques
2 Bd Léon Bureau, Nantes
Rendez-vous à 12h00 pour un Apéro festif
Exposition Mai 68
10 - 29 avril Maison de Quartier de La Chesnaie
9h00 - 12h00 et 14h00 - 19h00 du lundi au vendredi
2 au 18 mai Maison des Hommes et des Techniques
10h00 - 12h30 et 14h00 - 18h00 du lundi au vendredi
14h00 - 18h00 samedis 3 et 17 et dimanches 4 et 18 mai
Ensuite Comités d'Entreprise Nantes et Saint-Nazaire
Soirée Mai 68, à Saint-Nazaire
Vendredi 25 avril Maison de Quartier de La Chesnaie
20h00 film 1er Mai à Saint-Nazaire de Marcel Trillat (1967, 36mn)
20h45 Table ronde Mai 68 à Saint-Nazaire
La grève des mensuels de 1967
Documentaire du CAVTA (2008, 50mn)
Lundi 28 avril - 20h15 en avant première
Cinéma Les Korrigans, 8 avenue de La République, Saint-Nazaire
Echanges sous l'Arbre à palabres
Mardi 29 avril - 10h00 Maison de Quartier de La Chesnaie
Film Les vacances de Clémence
Mardi 29 avril - 20h00 en avant première
Cinéma Les Korrigans
Soirée Mai 68, à Nantes
Mardi 20 mai - 18h00 MHT
Table ronde sur : acquis de 68, actualité
et perspective dans le domaine du droit social à l'entreprise
programme complet sur
http://www.ccp.asso.fr/culture_populaire_activites.php?idnews=237&ref=16
Raconter « mon » mai 68... Est-ce possible ?
40 années ont passé sur cet événement, sur ce que fut mon engagement personnel dans la plus grande grève du XXème siècle en France. Un engagement qui a coloré toute ma vie militante. Ne pouvant
pas m'appuyer sur des archives, je ne peux compter que sur ma mémoire pour l'évoquer et ces 40 années de vie y ont déposé leurs lots d'événements... Restent les points que ma mémoire a jugé
essentiels, ceux, souvent, à charge symbolique forte. Mais je sais qu'une mémoire est toujours partielle et même partiale. Je ne vous raconte pas mai 68 à Beaujon, je vous en dis mon souvenir.
C'est toute la limite de ce témoignage. En mai 68 j'ai 27 jans, je suis infi rmier depuis deux ans à l'hôpital Beaujon à Clichy (92) et engagé à la CFDT. L'établissement appartient à l'A.P.
(Hôpitaux de Paris) et compte, en ce temps-là, 1000-1100 salariés. Je travaille dans un service de chirurgie digestive. Le syndicalisme, comme dimension de solidarité organisée, m'a toujours paru
aller de soi mais je ne suis qu'un jeune militant. La grève démarre avec la puissante manifestation du 13 mai. Ce jourlà les hospitaliers se retrouvent avec bien d'autres salariés de Clichy à un
rassemblement devant l'hôtel de ville. Des élus et des responsables syndicaux s'expriment. Au titre de la CFDT, pour la première fois je prends la parole en public et... je n'en reviens pas ! Mes
collègues encore moins : « Ben... Dis donc, Pierrot ! »
A l'époque, j'étais timide et même complexé. Ensuite c'est la plongée dans ce puissant mouvement de grève, puissant à Beaujon et dans les hôpitaux de l'A.P. comme ailleurs. Assemblées générales
du personnel, réunions du comité de grève qui rassemblait les diverse organisations : CGT majoritaire, CFDT, FO et CFTC. Je ne manque aucune réunion. Je passerai le temps de la grève entre mon
travail infi rmier, les activités du comité de grève, les assemblées Pierre URVOY Avec un salut fraternel à Yvette Collière, cette aînée en syndicalisme qui sut me faire confi ance. générales.
Jours de congé inclus. J'y ajoute les réunions de militants au siège du syndicat CFDT-A.P. On peut le deviner, faire la grève à l'hôpital représente un travail considérable pour les militants car
elle ne peut se concevoir comme dans un atelier ou un bureau. Je suis alors admiratif des collègues du comité de grève qui ont « de la bouteille », quelque soit leur étiquette syndicale: leur
sens de l'organisation, le souci de la permanence des soins à assurer aux malades s'ajoutent aux responsabilités classiques d'un(e) syndicaliste que sont, par exemple, l'animation du mouvement et
la participation aux négociations. Certains collègues vont, sur leur temps libre, pratiquer le « tourisme des barricades ». Ils se rendent au quartier latin voir les manifs étudiantes. Certains
leurs donneront des soins. À cet effet ils récupèrent « en douce » un peu de matériel de soins à l'hôpital. Moi, jamais, pas le temps... Les réunions du comité de grève sont quasi quotidiennes.
J'ai le souvenir de débats apaisés, au moins dans l'ensemble. Ils portent tant sur l'organisation du quotidien à l'hôpital auquel nous apportons un soin jaloux que sur le mouvement au plan
national, au niveau professionnel et interprofessionnel. A compter d'une date que je ne puis préciser le « transistor » est sur la table de la salle du comité. Nous sommes tout à fait conscients
de vivre un temps exceptionnel, avec des enjeux politiques majeurs et des perspectives tout à fait imprévisibles. Il y a un grand espoir mêlé d'inquiétude. Nous écoutons donc les infos à la
radio, Luxembourg ou Europe N°1... Les débats du comité peuvent être rudes, il arrive que je ne tienne pas la route face à certains(es) militants de la CGT, qui sont é g a l eme n t militants du
PCF bien formés, vieux routards de l'action syndicale et politique... Bon... Moi... J'apprends !
Le directeur de l'hôpital se trouve réduit à un rôle quasi symbolique ! Il n'a aucun rôle dans les négociations de la branche professionnelle. Celles-ci se déroulent au siège de l'A.P. à Paris et
au ministère de la santé. La puissance du mouvement a opéré un certain déplacement des responsabilités dans l'hôpital. Cet élément me surprend en même temps qu'il a un aspect peut-être ...
séduisant : notre initiative nous amène à régler des questions qui relèvent habituellement du bureau du personnel. Ainsi je me suis retrouvé plusieurs fois à 23H à l'hôpital, quand se fait le
passage de l'équipe d'après-midi à celle de nuit pour vérifi er que dans chaque service-étage (et il y a 13 niveaux à Beaujon), les équipes soignantes disposaient bien des effectifs minimum. S'il
le fallait, nous prescrivions un changement de service, très temporaire, à quelques collègues pour éviter toute rupture dans la permanence des soins : les syndicalistes transformés en semi-DRH !
Ce travail était effectué tous les soirs. Notre responsabilité collective était engagée, nous aimions notre profession et il nous aurait été intolérable que des malades se trouvent en danger du
fait de notre mouvement. Le manque de carburant a été une autre donnée de cette grève tellement générale ! A l'hôpital le directeur signe des attestations pour les agents dont la présence est
jugée indispensable et le domicile éloigné. Ces attestations donnaient, en principe, la priorité pour être servi dans certaines stations. Mais c'est le comité de grève qui défi nit, à Beaujon, la
liste des agents prioritaires en fonction des besoins car il les connaît de manière précise. Autrement dit la responsabilité réelle, c'est nous qui l'avons ! Le directeur valide donc nos choix...
Il n'y aura pas de problème. L'hôpital c'est souvent, pour le public, « les grands patrons ». Mai 68 les a fait souffrir à double titre. Ils étaient, évidemment, durement secoués par leurs
étudiants. Par ailleurs, les infi rmiers(es), aides-soignants(es) et autres agents qui faisaient tourner leurs services hospitaliers au quotidien étaient massivement en grève et remettaient
parfois en cause certains de leurs comportements.
Ma mémoire a retenu deux faits : Un jour le professeur B. au 9me étage est arrivé dans son service avec des poignées de billets de banque et a proposé aux agents présents de leur avancer l'argent
qui leur manquait. La grève des salariés des banques avait entraîné la fermeture des guichets et l'impossibilité d'opérer des retraits en espèces. Cela fi nissait par poser problème. Le
professeur B avait la réputation d'être « radin » mais, en ces temps de contestation généralisée, il cherchait, coûte que coûte, à se donner une image la plus sympa possible ! Au comité de grève
nous avons beaucoup ri de cette générosité. Le professeur C., au 3me étage, lui, avait mis en place une structure de concertation avec ses agents pour améliorer l'écoute. Elle n'a duré que le
temps de la grève. Il a repris ensuite son attitude très distante. Si mes journées se passaient à l'hôpital, mes soirées m'amenaient fréquemment à l'union locale CFDT de Clichy. Une toute jeune
union locale. J'ai toujours donné de l'importance à la dimension interprofessionnelle du syndicalisme. Deux faits me sont restés en mémoire. 1- L'U.L. pouvait s'appuyer sur un militant de l'usine
Citroën de Clichy-St Ouen, Jean-Louis M. Grâce à lui j'ai pu aller rendre visite aux grévistes de son usine occupée. Une grève avec occupation chez Citroën c'était tout à fait impressionnant car
je savais la chasse aux militants qui y était pratiquée. Une répression féroce... 2- Dans le dynamisme de cette grève générale une section syndicale CFDT est créée dans une petite boîte
d'électronique, Pizon Bros (disparue depuis longtemps). La réaction du patron est violente : le jour-même il convoque Jean L., animateur de la section, il l'enferme dans un bureau, en verrouille
la porte et met tout son personnel à la porte !
Lock-out pour simple constitution d'une section syndicale, aucune grève n'était prévue ! Jean, heureusement, peut téléphoner et des militants de l'interprofessionnel viendront le délivrer. Il
sera licencié purement et simplement. Le patron a préféré compromettre sa production durant plusieurs semaines plutôt que tolérer une expression organisée de ses employés. Nous sommes « sonnés
»... Je vois encore cette dame de 60 ans effondrée dans le bureau de l'union locale. Elle souffrait de problèmes cardiaques et se demandait de quoi demain serait fait sans son boulot. Mai 68 aura
aussi, pour moi, ce visage douloureux. Il n'y aura jamais de section syndicale chez Pizon Bros. Sonnés, bien sûr, mais encore plus motivés dans notre action car notre lutte c'est celle de tous
les opprimés, de tous humiliés.
A la CFDT nous accordions une importance majeure à l'obtention de nouveaux droits syndicaux. La reconnaissance de la section syndicale d'entreprise est l'un des fruits de mai 68 et ce bénéfi
ce-là n'a pas été bouffé par l'infl ation. Je la vois comme une réponse à tous les Citroën et Pizon Bros du pays. Je ne saurais préciser quand a pris fi n la grève dans les hôpitaux mais il y a
eu controverses sur le thème « On arrête ou on continue ? »
Les débats ont été moins apaisés. Je me souviens surtout d'avoir été de ceux qui voulaient poursuivre la grève pour obtenir davantage de résultats. C'est bien plus tard que j'ai pris conscience
de ce qui fondait vraiment ce désir de poursuivre le mouvement : je participais à un mouvement tellement puissant, que je percevais tellement beau du point de vue humain. La fraternité, celle de
la devise de la république, je l'ai expérimentée très concrètement avec tous-toutes les militants(es) des différents syndicats dans le comité de grève de Beaujon... Ensemble, avec tous les autres
grévistes de France, nous écrivions une page de l'histoire de notre pays. Une page qui parle de solidarité et de dignité. Je vivais des moments tellement exceptionnels qu'ils avaient quelque
chose de grisant. Et vous auriez voulu que j'aie envie d'arrêter ? Allons donc ! Mais je me souviens également que j'ai fini cette grève sur les genoux ! J'y avais investi une énergie folle et je
me suis retrouvé vidé, à plat... Bien sûr, il était temps de conclure ! D'ailleurs le bilan de mai 68, sur le terrain social n'était pas mince.
Dans les hôpitaux, le retour aux 40H nous a permis d'avoir deux jours de congés chaque semaine au lieu d'un seul. Drôlement chouette, non ? A la fi n de la grève nous, les syndicalistes, nous
sommes retrouvés dans le bureau du directeur de l'hôpital. Ma mémoire n'a gardé trace que des compliments qu'il nous a faits ce jourlà ! Il nous a félicités du sérieux de notre mouvement, de
notre sens des responsabilités quant à la continuité des soins et de l'absence de plainte ou de problème qui puissent nous être imputés. Comme tout fonctionnaire j'ai été noté chaque année mais
cette appréciation du directeur est sans doute la « note » qui m'a donné le plus de satisfaction de toute ma carrière ! Ce jour-là il reprenait toute sa place de directeur de l'hôpital et nous
toute notre place de syndicalistes-du-quotidien.
C'était très bien ainsi. Je peux résumer ma perception de mai 68 avec un titre de l'époque du magazine Témoignage A.C.O. : UN PEUPLE DEBOUT. En trois mots tout est dit. 40 années sont donc
passées depuis cette grève. Je suis retraité, bien sûr, et toujours investi dans la chose solidaire à Châteaubriant malgré les échecs, les erreurs personnelles ou collectives. J'ai expérimenté
que si l'on tient bon dans cette action solidaire malgré les inévitables coups durs on y gagne un enrichissement humain considérable. Et ça, je crois que je ne m'en passerai jamais. Mes jambes ne
me permettent plus guère de participer aux grandes manifs mais j'espère que je saurai toujours, dans ma tête au moins, rester un homme « debout ». Lors de la dernière campagne des présidentielles
Nicolas Sarkozy s'est livré à une attaque de mai 68 aussi violente que méprisante. Je me suis senti insulté. Que faire face à l'insulte ? Peut-être, simplement, rester un homme « debout
».
Pierre URVOY
Mai 68 : la controverse
café du Croissant, 146 rue Montmartre
Samedi 26 avril
17 à 19 heures
La grève ouvrière
avec Aimé Halbeher, ex-secrétaire du syndicat CGT de Renault-Billancourt,
et Guy Robert, ex-secrétaire du syndicat CFDT de la Saviem, à Caen.
Samedi 31 mai
17 à 19 heures
points de vue de deux femmes sur le thème de l'émancipation
Organisé par les Amis de l'Humanité avec Politis et Les Ami de la Vie
Ce retour aux sources se veut une invitation à la redécouverte du mouvement tel qu'il fut vécu et rêvé. Toute une quête d'utopie à travers des slogans d'affiches, des phrases cultes... Au-delà des slogans les plus connus, repris régulièrement dans les médias, l'auteur nous fera découvrir les aspects moins connus de cet événement social et culturel majeur du XXe siècle dont nous fêterons bientôt le 40e anniversaire.
Classés en dix chapitres, les slogans illustreront les révoltes des étudiants, des ouvriers, des intellectuels et des paysans à travers un découpage thématique.
L'auteur : Jean-Philippe Legois est archiviste et historien, directeur de la Mission CAARME (vers la création, à Reims, d'un Centre d'animation, d'archives et de recherhes sur les mouvements étudiants), membre du GERME (Groupe d'études et de recherche sur les mouvements étudiants). Il anime un séminaire de recherche à Sciences-Po Paris sur « Les mouvements étudiants des années 68 ». A co-coordonné avec Alain Monchablon et Robi Morder Cent ans de mouvements étudiants (éditions Syllepse, 2007) et coordonne la sortie prochaine d'un ouvrage collectif Nouveaux regards sur le mai étudiant : à la redécouverte des mouvements étudiants des années 68 , toujours dans la collection Germe des éditions Syllepse.
Pour en savoir plus : www.caarme.fr ou www.germe.info
Parution le 20 mars 2008 - 160 pages - 2,90 €
ISBN : 978-2-7540-0777-1
Mai-juin 68 - La conflictualité sociale et politique
Les 5 et 6 juin 2008
Université de Bourgogne
Amphi Mathiez, 1er étage bât. extension Lettres, 2 bd Gabriel, Dijon
Jeudi 5 juin
• 9 h 15 - Accueil des participants
• 9 h 45 - Ouverture du colloque
10 h - 12 h 30 - Présidence : Serge Wolikow (université de Bourgogne)
Entre l'ancien et le nouveau : organisations et acteurs
Mobilisations rurales
• Jean-Philippe Martin - Des Mai 68 dans les campagnes françaises ?
• Françoise Delaspre (université de Bourgogne) - "La Terre" et les événements de 68.
• Vincent Porhel (université Lyon 1) - La révolte au village ? Mai-juin 1968 à Plozévet.
14 h - 18 h - Présidence : Michèle Zancarini-Fournel (université de Lyon I)
Mobilisations ouvrières et politiques
• Jean Vigreux (université de Bourgogne) - La direction du PCF en 1968.
• Rémi Guillot (université d'Amiens) - Les maoïstes français et Mai 68, la contribution paradoxale à la construction d'une mémoire militante de l'engagement marxiste-léniniste.
• Xavier Vigna (université de Bourgogne) - La CGT en 1968.
• Fanny Gallot (université Lyon 1) - La grève à Renault-Cléon
Conflictualité et droit
• Liora Israël (EHESS) - Les juristes de mai-juin 68 : défenseurs, acteurs ou promoteurs du droit ?
• Stéphane Gacon (université de Bourgogne) - L'aministie de juin 68.
Vendredi 6 juin
9 h 30 - 11 h 30 - Présidence : Philippe Poirrier (université de Bourgogne)
Conflictualités urbaines
• Lilian Mathieu (CRPS CNRS Paris 1) - Décalages et alignements des temporalités contestataires : mai-juin 68 à Lyon.
• Grégory Bousquet (université Paris 12 - Val-de-Marne) - La ville comme enjeu et instrument de la contestation politique et du changement social en Mai 68.
• Danielle Tartakowsky (université Paris 8) - 68 et les usages politiques de l'espace : le cas parisien.
• Christian Chevandier (université Paris 1) - Quarante ans de mémoire de Mai 68 au centre de tri de Lyon-gare.
11 h 30 - Conclusion du colloque - Xavier Vigna et Jean Vigreux
mots-clefs
• Mai 68, organisations syndicales, histoire politique,
conflictualité
Ville
• Dijon (21) (Université de Bourgogne, Amphi Mathiez, 1er étage bât. extension Lettres, 2 bd Gabriel)
Dates
• jeudi 05 juin 2008
• vendredi 06 juin 2008
Contact
• Xavier Vigna
courriel : Xavier [point] Vigna (at) u-bourgogne [point] fr
Université de Bourgogne
Centre Georges Chevrier, UMR CNRS 5605
4 bd Gabriel - 21000 DIJON
• Jean Vigreux
courriel : Jean [point] Vigreux (at) wanadoo [point] fr
Université de Bourgogne
Centre Georges Chevrier, UMR CNRS 5605
4 bd Gabriel - 21000 DIJON
Url de référence
• Centre Georges Chevrier, UMR CNRS 5605
Source
• Lilian Vincendeau
courriel : lilian [point] vincendeau (at) u-bourgogne [point] fr
1968, l'imprévu, crée la déchirure dans l'entrelacs des discours -politique, économique, technique, consumériste- jusque-là régulateurs de la vie sociale. À
l'individu statistique, défini par le nombre, à l'individu déterminé par les relations de structure, d'organisation ou de système, s'oppose un sujet créé par une parole neuve et exigeante :
exigeant de tenir un point d'intensité ou d'impossible qui ouvre à l'imagination et à la singularité.
1968, l'unique, fut réellement l'émergence d'une parole plurielle, joyeusement indifférente à la loi commerciale du monde et à ce que Lacan appelait « le service des biens », l'événement d'une
inventivité langagière créatrice de subjectivité et de socialité, multiforme, foisonnante, traversant tous les « genres » constitués : littérature, poésie, théâtre, cinéma, politique.
Si les paroles issues du mouvement de mai 1968, quelque forme qu'elles aient prises, ont fait l'objet de nombreuses analyses, sociologiques, historiques, philosophiques, si les tracts ont donné
lieu à un ouvrage linguistique en 1975, cette inventivité langagière n'a pas ou peu été étudiée du point de vue d'une anthropologie du langage qui rende compte de sa singularité subjective et de
sa complexité discursive et sociale.
1968 ré-actualise une exigence : celle de reconnaître le langage comme la forme essentielle du lien social, à travers le souci du politique, de « l'être ensemble dans la cité » et la
contextualisation de ses manifestations langagières, la rue, la place, l'atelier, l'usine, le théâtre, la tribune, l'université ; ce qui s'y inaugure en effet est à la fois une « oralité »
créatrice de lien social et une rencontre inédite entre l'art et le politique qui appelle non seulement chacun à l'époque à faire de sa vie une « oeuvre d'art », mais à une réflexion sur la place
de l'esthétique dans le politique pendant et après mai 1968.
Les formes discursives et langagières qui émergent à travers les textes ou les oeuvres, issus du mouvement lui-même ou de ses réactualisations ultérieures, seront au coeur du débat : cinéma des
années 70, discours des néo-ruraux et de leurs enfants, discours médiatiques, politiques, réappropriation des discours à l'étranger, mise en scène des enjeux politiques de 68, patrimonialisation
et instrumentalisation du mouvement, polémique actuelle autour de la portée et des incidences de 68, discours « anti-soixante-huit » actuel, etc.
Nous souhaitons organiser un colloque pluridisciplinaire, confrontant différents points de vue : ceux des linguistes, des historiens, des psychanalystes comme ceux des sociologues, des
anthropologues, des politologues, ou encore des littéraires ou des spécialistes du cinéma, du théâtre, des médias, etc.
Ce colloque ne sera ni une commémoration pieuse, ni une manifestation nostalgique, mais un espace d'échange et de travail qui puisse aussi ouvrir à la question de Mallarmé :
« Véritablement, aujourd'hui qu'y a-t-il? »
Comité d'organisation : Jean-Marie Prieur, Cécile Canut, Marc Gonzalez, Diiana Bodourova,
Arnaud Richard, Tayeb Bouguerra, François Péréa, Gisèle Pierra, Nathalie Auger, Claudine Moïse,
Monique Carcaud-Macaire, Thierry Van Compernolle, Frédérique Malaval, Paul Pandolfi.
Comité scientifique : Agnès Callu (CNRS, École nationale des Chartes), Marc Crépon (ENS/CNRS
Paris), Jean-Jacques Courtine (université Paris III), Martine Dreyfus (université Montpellier III),
Pierre Encrevé (EHESS - Paris), Christine Fauré (CNRS/ENS Lyon), Jacques Guillhaumou (CNRS/ENS
Lyon), Francine Mazière (université Paris XIII), Damon Mayaffre (CNRS - Nice), Marie-Anne Paveau
(université Paris XIII), Kristin Ross (université de New-York), André Salem (université Paris III),
Bernard Salignon (université Montpellier III), Paul Siblot (université Montpellier III), Gilles Siouffi
(université Montpellier III), Agnès Steuckardt (université de Provence), Eija Suomela (université de
Turku, Finlande), François Tavernier (université Paris XII, Ceditec).
Équipe de recherche porteuse du projet :
LACIS - DIPRALANG (Langues en contacts et incidences subjectives) composante de DIPRALANG
Laboratoire de linguistique diachronique, de sociolinguistique et de didactique des langues (EA
739).
Équipes Montpelliéraines associées :
ISM Institut de sociocritique de Montpellier (sous équipe de IREC EA 740)
JE 2417 Esthétique et Éducation en psychanalyse. Urbanité, civilité : malaise dans la cité
Le Théâtre de l'université Montpellier III
Des manifestations artistiques (projections de films, théâtre, expositions, débats, etc.) seront
organisées parallèlement au colloque.
Modalités de participation :
Le colloque est ouvert aux chercheurs de toutes disciplines.
19 Janvier 2008 : lancement de l'appel à communication
4 avril 2008 : date limite de l'envoi des propositions de communication (un résumé d'une
page) à cecile.canut@univ-montp3.fr
1er juin 2008 : réponse aux participants par le comité scientifique et lancement du programme.
Frais d'inscription : 40 euros pour les enseignants-chercheurs/gratuité pour les étudiants.
Publications : Les actes seront publiés par les éditions Lambert-Lucas.
Contact pour toutes informations :
Cécile CANUT
cecile.canut@univ-montp3.fr
Les sciences sociales et 1968. Dijon, 20-21 novembre 2008. MSH de Dijon
Les sciences sociales se sont immédiatement emparées de Mai-Juin pour en proposer des interprétations. Si certains ont eu recours à l'essai, d'autres,
notamment en sociologie du travail, ont privilégié des enquêtes qui interrogent aussi les répercussions de l'événement. Ces deux interventions participent d'ailleurs de la construction de la
sociologie comme outil central d'expertise des sociétés contemporaines. On peut aujourd'hui revisiter ces constructions immédiates à l'aune des archives des SHS, mais aussi les confronter avec
des lectures contemporaines, et, ce faisant, interroger la manière dont l'histoire et les autres sciences sociales se saisissent de cet objet, construisent des problématiques d'analyses et les
étayent. Par là, il s'agit d'enrichir le questionnement épistémologique sur la construction de l'événement en sciences sociales.
Contacts : Xavier.Vigna@u-bourgogne.fr, Jean.Vigreux@wanadoo.fr,
Serge.Wolikow@u-bourgogne.fr
Les féminismes de l'après 68 en France
GROUPE DE RECHERCHES SUR LES FEMINISMES (EFiGiES, CMH-ETT)
2007/2008
LES FÉMINISMES DE L'APRÈS 68 EN FRANCE
Organisation:
Laure Bereni (ETT-CMH),
Magali Della Sudda (ETT-CRH-CERAPS),
Liane Henneron (CEMS-EHESS),
Alban Jacquemart (CEMS-EHESS),
Bibia Pavard (Centre d'histoire de Sciences Po),
Anne Revillard (GAPP-ENS Cachan)
Séminaire mensuel de l'EHESS
(http://www.ehess.fr/ue/2007-2008/ue978.html)
Vendredi, 10h00-12h30
Le séminaire a lieu sur le Campus « Jourdan » de l'Ecole Normale Supérieure, 48 bd Jourdan, 75014 Paris (Métro Porte d'Orléans/RER Cité universitaire), salle 10 sauf les 3 premières séances qui auront lieu dans la salle de réunion de l'équipe Enquêtes, terrains, théories 2e étage du bâtiment B). Il est ouvert aux étudiant-e-s du master ainsi qu'à toute personne intéressée.
Contact : albanjac@wanadoo.fr ; bibia.pavard@sciences-po.org
Depuis janvier 2004, le séminaire étudie les mouvements des femmes en croisant les perspectives de l'histoire et de la sociologie. Au cours de l'année 2007-2008, on poursuivra les réflexions engagées sur les frontières du mouvement des femmes - entre féminisme et militantisme féminin, d'une part, entre le mouvement des femmes et les mouvements politiques et sociaux qui lui sont contemporains, d'autre part -, en prêtant une attention particulière aux mobilisations féministes qui ont émergé à la suite de mai 68. Ces mobilisations ont marqué le renouvellement du militantisme féministe et ont constitué un moment crucial dans l'émergence du féminisme dit de la « Deuxième vague », tout autant qu'un aspect fondamental des années 1968.
Conformément à la problématique centrale qui est celle du séminaire, il s'agira de sortir d'une histoire autonome du féminisme pour resituer celui-ci dans l'espace des contestations de l'après-68, et comprendre comment les modalités des mobilisations sociales ainsi que les objets de revendication ont été redéfinis et réappropriés par les mouvements féministes.
Séance 1 : 9 novembre 2007
Introduction :
Bibia Pavard (doctorante en histoire, Centre d'histoire de Science Po) et Alban Jacquemart (doctorant en sociologie, CEMS, EHESS) :
Le féminisme de la deuxième vague : nouveaux enjeux historiographiques
Séance 2 : 7 décembre 2007
Mai 68et le(s) féminisme(s)
Michelle Zancarini-Fournel (professeure d'histoire, IUFM de Lyon) :
Les féministes en Mai 1968
Séance 3 : 11 janvier 2008
1968-1970 : naissance d'un mouvement
Françoise Picq (maîtresse de conférence en science politique, Université Paris Dauphine, IRISES) :
Les féministes des années 70, pionnières d'un nouveau genre ?
Claudine Mullard : Témoignage sur ces années de lutte.
Séance 4 : 8 février 2008
L'avortement, point focal des luttes féministes et antiféministes
Bibia Pavard (doctorante en histoire, Centre d'histoire de Science Po) :
Toutes unies ? Les luttes féministes et l'avortement : enjeux et limites d'un combat rassembleur
Fabrice Cahen (doctorant en histoire, EHESS/INED) :
Les anti-avortements sont-ils des anti-féministes? Continuités et ruptures du mouvement d'opposition à la libéralisation de l'avortement
Séance 5 : 14 mars 2008
Un féminisme sans les hommes?
Alban Jacquemart (doctorant en sociologie, CEMS, EHESS) :
Quelle place pour les hommes dans le mouvement féministe des années 70 ?
Sandrine Garcia (maîtresse de conférences, université Paris-Dauphine, IRISES et CSE) :
Les conflits autour du pouvoir médical au sein du Mouvement Français pour le Planning Familial
Séance 6 : 11 avril 2008
Que deviennent les mouvements féminins et féministes de la première vague?
Magali Della Sudda(doctorante en histoire, ETT-CRH-CERAPS) :
Mai 68 : "l'occasion manquée" pour les organisations féminines confessionnelles, en particulier l'Action Catholique Générale Féminine
Anne Revillard(doctorante en sociologie, GAPP-ENS Cachan) :
La reconversion des militantes des organisations féministes/féminines de la première vague au féminisme d'Etat
Séance 7 : 16 mai 2008
Féminisme et mouvements homosexuels dans les années 1970
Massimo Prearo (doctorant en études politiques, EHESS, Centre de Recherches Politiques Raymond Aron) :
Mouvements homosexuels et mouvements féministes : le moment 70
Françoise Flamand :
Témoignage de son engagement dans les années 1970
Séance 8 : 17 juin 2008
La culture MLF : Féminisme de la seconde vague et création artistique
Hélène Fleckinger (doctorante au Centre d'Etudes et de Recherches sur l'Histoire du Cinéma, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne) :
« Libérons l'avortement ! » Histoires d'A ou le cinéma en lutte(s)
Fabienne Dumont (docteure en histoire de l'art, chargée de cours, Paris I Panthéon-Sorbonne) :
Les plasticiennes dans les années 68 : des féminismes en art
La conflictualité sociale et politique. Dijon, 5-6 juin
2008.
UMR Georges Chevrier 5605
Plus qu’une succession de monographies, il s’agit de privilégier l’entrée par l’événement qui bouscule le répertoire d’actions, interroge les organisations syndicales et politiques mais aussi conteste l’État et ses appareils. Au-delà de la scène parisienne (de la Sorbonne à Billancourt), il s’agit aussi de décentrer l’analyse vers les banlieues et les régions, de faire varier les échelles, de proposer des scènes inédites et des acteurs méconnus dans des configurations qui enrichissent et nuancent le récit national, à partir de matériaux archivistiques nouveaux. De même, nous espérons des interrogations sur le partage entre scène sociale et scène politique, sur une redéfinition du politique dans le temps court, sur la politisation des classes populaires ou sur les réactions des élites (politiques, bourgeoises, économiques, etc.).
Contacts : Xavier.Vigna@u-bourgogne.fr, Jean.Vigreux@wanadoo.fr, Serge.Wolikow@u-bourgogne.fr