Mercredi 14 mai 2008

Mai 68 / Mai 2008, des luttes d'hier à celles d'aujourd'hui

 

Mai 68, c'est pour certains le rêve d'une autre société, plus ouverte, plus égalitaire, plus juste... Mai 68, c'est pour d'autres un mouvement de grève comme un autre, un nouveau 1936, sans prise de pouvoir par la gauche. Mai 68, c'est avant tout la fête de la liberté... Et c'est peut-être cela qui fait encore peur à certains aujourd'hui. Mais la critique qu'en fait Sarkozy n'est-elle pas qu'un rideau de fumée pour mieux combattre les acquis de la Libération sous prétexte de modernisation ? (D'après François Lassus dans le dernier bulletin des Amis de la Maison du Peuple)

Vous avez participé aux luttes de mai 68 à Besançon ou en Franche-Comté, votre témoignage, oral ou écrit, nous intéresse.

Vous participez aux luttes sociales actuelles et vous aimeriez mieux connaître celles de mai 68, venez en débattre avec des acteurs de mai 68.

Nous vous attendons tous au débat que nous organisons le samedi 31 mai, de 14h à 20h, dans la salle des Quatre-Vents, Ecole des Quatre-Vents.

Cette invitation est à diffuser le plus largement possible.

Les Alternatifs, LCR, PCF, PRS

 

A signaler (dans les tracts et invitations) l'existence de deux expositions :


- Expo CGT sur Mai 1968 - Salle Graizely (Maison du Peuple - 11 rue Battant) 25000 Besançon


- Expo « Les affiches de mai 68 » Musée des Beaux-Arts 85 rue des arènes 39100 Dole

 

Pré-programme :

14h Accueil

14h 30 Projection extraits de film - KLEIN, Grands soirs et petits matins :

Discussions agitées dans un amphi autour du thème Réforme-Révolution

- Groupe Medvekine de Besançon, Classe de lutte : Devenir militante


15h-16h Débat


16h-16h30 Pause

16h30 Projection du 3ème extrait - Groupe Medvekine de Sochaux, nom du film à préciser : « Sochaux » ?


17-18h Second débat


18h-18H30 Pot convivial

 

  Jeudi 29 mai
18 h,
amphi Donzelot, fac de lettres

 

Conférence de François Marcot, professeur d'histoire

Mai 68 à Besançon

 Organisé par Les amis de la maison du peuple de Besançon

 

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Mercredi 14 mai 2008

La dimension  internationale du mouvement de  1968

 

1968 DANS LE MONDE

 

1968 est d’abord un mouvement  international d’une exceptionnelle ampleur. Ce mouvement combine une internationale étudiante qui sert de détonateur aux luttes sociales et politiques et un mouvement ouvrier qui occupe toujours une place stratégique. Ensuite, un renouvellement de la pensée et des représentations. Ce renouvellement entremêle de nouveaux et puissants courants d’idées et donne naissance à un intense bouillonnement culturel.

 

Ces évolutions infléchissent la recomposition géopolitique du monde. Elle s’organise autour des soubresauts de la décolonisation, de la crise de l’empire soviétique et de son modèle - y compris dans la révolution culturelle chinoise, et de la construction du nouveau bloc dominant composé des Etats-Unis, de l’Europe et du Japon.

 

Les mouvements étudiants enclenchent les réactions en chaîne qui vont ébranler les pouvoirs. C’est le cas à Prague, à Varsovie et à Belgrade, avec la remise en cause du système soviétique. A Madrid, Athènes ou Lisbonne, avec la remise en cause des régimes dictatoriaux européens. A Mexico et dans de nombreux pays avec la mise en évidence des relations entre les situations sociales et les subordinations géopolitiques. C’est le cas aux Etats-Unis avec la convergence entre le mouvement étudiant contre la guerre du Viêt-Nam et le mouvement  contre le racisme. C’est le cas de la jonction entre les mouvements étudiants et les luttes ouvrières particulièrement en Italie et en France, et à un degré moindre en Espagne. Dans de très nombreux pays, les affrontements se multiplient, en Egypte, au Pakistan, au Liban, à Alger et au Sénégal, à Berlin et à Londres, etc. Dans de nombreux cas les luttes sociales dans la production, et particulièrement les luttes ouvrières, donnent au mouvement une portée considérable.

 

Un renouvellement de la pensée du monde et de ses représentations marque 68. Depuis la fin des années cinquante de nouveaux et puissants courants d’idées cheminent dans le monde. Ces idées jaillissent dans certains endroits, en fonction des lieux, des moments et des situations. Elles se concentrent fortement à partir de 1965.

 

Elles sont portées par la recherche d’une critique radicale et d’une théorie critique.

 

 

 

 

Au CERI-Sciences-po, 56 rue Jacob 75006 Paris M° St Germain des Près

Vendredi 16 mai 14h - 18hRegards croisés sur la dimension internationale du mouvement de 68 

Organisé par le Cedetim avec la participation d'auteurs de l'encyclopédie de mai 68 et le soutien du CEVIPOF et du CERI.

 Présentation générale :Gustave Massiah  du Cedetim et Jacques Capdevielle et Henri Reycoordonnateur de l'encyclopédie

14h Premier échange

« 68 » : un phénomène Occidental ? Paneuropéen ?

Avec notamment :

* Sur les 68 d'Europe à l'est et à l'ouest : Bernard Dreano, du Cedetim et co-président du réseau international Helsinki Citizens' Assembly.

* Sur la trajectoire du « mai rampant » et ses conséquences : Oreste Scalzone, cofondateur de Potere Operaio, exilé en France jusqu'en 2007, auteur de La révolution et l’Etat, (3000 avec Paolo Persichetti).

* Sur la dynamique des mouvements aux Etats-Unis : Christine Kelly, professeur à  William Paterson University (Wayne, New Jersey).

* Sur le printemps de Prague et ses suites Jan Kavan, éditeur de Palach press à Londres dans les années 80, fondateur de la Helsinki Citizens' Assembly en 1990, ministre des affaires étrangères de la république tchèque puis ambassadeur à l'ONU dans les années 1990-2000.

Premier débat

16h deuxième échange

« 68 » : tricontinental et mondial ?

Avec notamment :

* Un point de vue d'Afrique subsaharienne : Patrice Yengo, directeur de la revue congolaise Rupture dans les années 90, anthropologue et pharmacologue, chercheur au Centre d'études africaines de l'EHESS.

* Un point de vue du monde Arabe : Khemais Chamari, ancien secrétaire général de la Ligue tunisienne des droits de l'homme, ancien député

* Un point de vue de Chine : Wei Xiao Tao

* Un point de vue d’Amérique latine : Hugo Ruiz Diaz Balbuena

Deuxième débat

Essai de synthèse

Au Cicp  21ter rue Voltaire 75011 M° Rue des Boulets

 

 

 

Samedi 24 mai 13h - 22h

 

La dimension internationale du mouvement de 68, juxtaposition ou convergence, quels héritages ?

 

 Organisé par le Cedetim

 

Exposition de documents, affiches

 

13h30 Table ronde

Quels héritages, de 1968 à l’alter-mondialisme  ?

Présentée et animée par Monique Crinon du Cedetim

Avec notamment :

 

Karol Modzelewski (Pologne), Ghazi Hidouci (Algérie), Miguel Bennasayag (Argentine), des contributions d'Europe, des Etats Unis, de Chine, du Moyen orient, d’Amérique latine, d'Afrique.Ceux qui le désirent pourront facilement rejoindre le meeting international de 18h30 à la Bourse du travail

 

16h30 Ateliers et films

 

Différents courts métrages et documentaires

 

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Mardi 13 mai 2008
MAI 68 A VILLETANEUSE
 
 
DES MOTS ET DES IMAGES
Les mouvements de Mai 1968 : une histoire vivante
Table ronde précédée d’un court métrage

Jeudi 15 mai 2008 à 18h
Amphi 4 de l’Université Paris 13
Campus de Villetaneuse
Animé par Pierre LASCAR, doctorant en histoire contemporaine.

Avec : Michel MARGAIRAZ Présentation du contexte économique et social
Michel DREYFUS Les grandes grèves nationales et les revendications de 1968
Christian BEAUVAIS Les grèves en Seine-Saint-Denis, le rôle des syndicats et plus particulièrement de la CGT
Pascal GUILLOT La Seine-Saint-Denis en 1968, des élus face à une grève
Robi MORDER Les mouvements étudiants, slogans, nouvelles idéologies,
relations entre syndicats étudiants et ouvriers
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Mardi 13 mai 2008

MA1 68 : FORTY YEARS ON/40 ANS APRES

15-17 MA1 2008

Jeudi 15 mai 2008

University of London Institute in Paris (ULIP)

 

9h : Accueil, café

 

 

9.30-11.15 : « La Jeunesse » en 68

Rapporteur : Christophe Prochasson (EHESS)

 

Robi Morder (Université de Reims)

« Mai 68 révélateur d’un nouvel acteur collectif: les mouvements lycéens »

Jean-Philippe Legois (Directeur de la Mission CAARME, Reims)

« Les Etudiants en 68: nouvelles approches »

Richard Ivan Jobs (Pacific University, USA)

‘Revolutionary Exchange: Youth and Travel in 1968’

 

11.30-13.15 : Les Mouvements sociaux et politiques

Rapporteur : Anna-Louise Milne (ULIP)

 

Xavier Vigna (Université de Dijon)

« Les Grèves ouvrières en mai-juin »

Jean-Philippe Martin

« Des Paysans soixante-huitards? »

Philippe Buton (Reims/Florence)

« L’Extreme Gauche et la violence dans les années 68 »

 

13.15-14.15 : Pause déjeuner

 

14.15-16.00 : La Décolonisation et l’immigration en mai 68

Rapporteur : James Williams (Royal Holloway, UK)

 

Todd Shepard (Temple University, Philadelphia, USA)

‘Algerian Dreams : Invoking Algeria to Imagine Revolution’

Abdellali Hajjat (EHESS-CMH-ETT)

‘Le Mouvement des travailleurs arabes : Sociologie d’une nouvelle génération politique dans l’immigration postcoloniale’

Daniel Gordon (Edge Hill University, GB)

‘Reaching out to immigrants in May 68: specific or universal appeals?’

 

16.15-18.00: Mai 68 dans les régions

Rapporteur : Robert Gildea (Oxford University, UK)

 

 

Michelle Zancarini-Fournel (Université de Lyon, UMR-Laboratoire de

recherches historiques Rhône-Alpes)

‘Jeux d’echelle : local-régional-national’

Chris Reynolds (Nottingham Trent University, GB)

‘Mai 68 à Brest’

Anne-Laure Ollivier (Cachan/ATER Orléans)

‘Mai 68 à Marseilles’

Vincent Porhel (IUFM Lyon)

‘Les conflits d’usines régionaux dans les années 68’

Vendredi 16 mai 2008

University of London Institute in Paris (ULIP)

 

9h : Accueil, café

 

9.30-11.15: La Révolution sur scène

Rapporteur : Mike Sadler (ULIP)

 

Kate Bredeson (Dalhousie University, Canada)

‘L’Odéon est ouvert: Performance and Protest in May 68’

Emmanuelle Loyer (Institut des Sciences Politiques, Paris)

‘Avignon, juillet 68: théâtre de la politique et politique du théâtre

 

11.30-13.15: Mai 68 s’exporte-t-il?

Rapporteur : Andrew Hussey (ULIP)

 

Ingrid Gilcher-Holtey (Université de Bielefeld, Allemagne)

‘Autogestion in France and Germany’

Steffen Bruendel (Université de Bielefeld, Allemagne)

‘The Impact of the French événements on Britain’

Sean Mills (Queens University, Canada)

‘The Impact of May 68 in Montreal’

 

13.15-14.15 : pause déjeuner

 

14.15-16.00 : Utopies intellectuelles/espaces de pédagogie ?

Rapporteur : Pascal Ory (Paris I)

 

Christelle Dormoy (Paris-X)

‘Le Centre Universitaire Expérimental de Vincennes : une tentative d’institutionnalisation d’utopies pédagogico-politiques « soixante-huitardes »’

Jean-Louis Voileau (ENS d’Architecture de Paris-Malaquais)

‘Architectes en mai: le groupe Utopie’

Boris Gobille (ENS)

‘Formes et enjeux symboliques de la révolte en Mai 68’

 

16.15-18.00 : Genre et politique en 68

Rapporteur : Julian Jackson (Queen Mary, UK)

 

Tamara Chaplin (University of Champaign-Urbana, USA)

‘French Kiss: the Sexual Revolution Re-examined’

Anne-Claude Rebreyend (Lyon)

‘Mai 68 et la vie intime: récits autobiographiques’

Michael Sibalis (Wilfred-Laurier University, Canada)

‘The Politics of Homosexuality and mai 68’

Ron Hass (Rice University, USA)

Guy Hocquenghem and the Utopia of Everyday Life

Samedi 17 mai 2008

Canal 93 (Bobigny)

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Lundi 12 mai 2008
A COLOMBES (92)

Ecole Maintenon (3 rue des Glycines)

SOIREE-DEBAT
Mercredi 21 MAI à 20 heures
en présence de
Francis SITEL
Michel SOUDAIS 
Benjamin STORA.
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Lundi 12 mai 2008

M A I 6 8 . . .

ce n’est toujours qu’un début



journées manifestives

Journées de création d’espaces publics de réflexions, de rencontre,

d’actions, de créativité et de fêtes.

Axées autour des luttes et alternatives de 68 et d’aujourd’hui,

EXPOSITION

à L’Echappée belle &

La Nouvelle Librairie sétoise

Mai 68 s’affiche

 

du jeudi 15 au dimanche 18 MAI 08


 


JEUDI 15 MAI

 

• 10 H : Place Aristide BRIAND

Ateliers de création d’affi ches

• 19 H : Cinéma le Comoedia

débat avec Michel PERRAUD

(Président de l’UNEF en 1968)

• 20 H 30 : Film - débat au Comoedia

« Grand soirs et petits matins»




VENDREDI 16 MAI

• 15 H : Ateliers de création d’affi ches

• 18 H 30 : Cinéma le Comoedia

Et 68 aux USA et dans le monde ?

avec Larry Portis (Prof. UPV)

• 20 H 30 : Film - débat au Comoedia

«

Le fond de l’air est rouge»




SAMEDI 17 MAI

Place Aristide BRIAND


15 H à 18 H : Ateliers de création d’affi ches

Animations de rue avec musique

Forum et lectures de textes

Manifestation de bulles

• 20 H 30 : Film «

L’an 01» et débat

Le cinéma et mai 68


DIMANCHE 18 MAI :

JOURNÉE MANIFESTIVE RUE DE TUNIS À SÈTE

Grand pique nique de libre expression, concerts spontanés, scènes ouvertes,

sculptures musicales, Brocantes 68 (trocs, échanges)... voir programme


EXPOSITION

à L’Echappée belle &

Mai 68 s’affi che

La Nouvelle Librairie sétoise

collectif Mai 68 de Séte

 

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Dimanche 11 mai 2008

Cinquième Forum Social Local de Côte d'or

Samedi 17 mai 2008

à la MJC des Grésilles (Dijon)


http://fsl.21.free.fr/mai2008.html

 

1- Mai 68 : quarante ans après, avec ADIAMOS

ADIAMOS a été créée en mai 1993 à l'initiative d'enseignants chercheurs de l'Université de Bourgogne et de militants des mouvements sociaux. Elle se propose de sauvegarder la mémoire du monde du travail et des mouvements sociaux (mouvement ouvrier, mouvement syndical, mouvement féminin, luttes revendicatives et d'émancipation, mouvement associatif, culturel, sportif, etc) en Bourgogne et au-delà. En ce sens, l'association s'intéresse à toute forme de documents les concernant. A cette fin, l'association met en œuvre le repérage et l'inventaire des archives existantes, se propose de créer une banque de données sur les sources de l'histoire contemporaine régionale, tout en collectant des documents nouveaux (archives privées ou publiques, microfilms, mémoires, journaux, tracts, affiches, photographies, films, bandes sonores, objets, etc) dont les témoignages des acteurs sociaux (enregistrements vidéos).
Sur le plan régional, l'association a le souci de mettre en relation les différentes structures (musées, centres de recherches, sociétés savantes, associations, organisations, etc) dont les préoccupations rencontrent les siennes. Ainsi ADIAMOS a créé plusieurs antennes (ADIAMOS 52 à Chaumont, ADIAMOS 89 à Auxerre, ADIAMOS 71 à Châtenoy-le-Royal) et travaille en partenariat avec les Amis de la Maison du Peuple de Besançon (25).
Adiamos est membre du CODHOS (Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale).
Pour en savoir plus, visiter les sites : Adiamos ; CODHOS

Accueil dès 15h

Exposition d'ADIAMOS.

 

Conférence-table ronde sur mai 68, de 15h30 à 18h30.

Repères historiques

Par Georges Ubbiali, sociologue à l'Université de Bourgogne. Ses champs d'intérêt portent sur la sociologie du travail, du syndicalisme et des mouvements sociaux. Il a participé à la rédaction du livre La France des années 1968, Syllepse, 2008. Il publiera, à la rentrée, Mai 68 à Besançon dans le cadre du dossier sur mai 68 de la revue Dissidences, volume 5. Il est également militant syndical.

Le mai étudiant

 

Par Philippe Péchoux, secrétaire départemental de la CGT Educ'action 21, membre du GERME (groupe d'étude et de recherche sur le mouvement étudiant). Auteur d’une communication sur le Mai étudiant dijonnais aux journées d’études de Reims (janvier 2008).

Les luttes sociales

 

Par Jean-Pierre Debourdeau, ancien membre du bureau départemental de la FSU. A écrit sur Mai 68 pour le supplément de huit pages de Rouge du 15 mai, pour les n° spéciaux des revues : L’École Émancipée et Dissidences (n°4), pour le dossier de la revue Critique communiste (n° du printemps 2008), pour le livre des éditions Syllepse.

Chacun des trois intervenants dispose d'environ vingt minutes.

Débat :

Questionnement, comparaison mai 68 et mai 2008 ; les deux contextes : faut-il "liquider" l'héritage de mai 68 ? Echanges avec la salle, souvenirs locaux. Hier et aujourd'hui - l'unité dans les luttes - nouvelles recherches - allier, confronter les dimensions historiques et politiques - quarante ans après : le monde a changé, mais des questions demeurent, en particulier celles de l'émancipation de l'être humain, de la démocratie - irruption de nouvelles formes de luttes : altermondialisme. Que peut nous apprendre Mai 68 sur la situation actuelle ?


Buffet - buvette

18h30 : Buffet (pizzas ; brownies) - buvette : boissons équitables (ADM), bières artisanales, vin bio.


Spectacle théâtral

19h30 : Sur le thème des discriminations, par l'atelier théâtre de la MJC (hall, environ 20 min).


2- Soirée Théâtre + débat

Spectacle : La grande ceinture

A partir de 20 h.
(Libre participation aux frais.)

Pour visiter le blog du Théâtre du Puzzle, cliquer ici.

Co-production : Théâtre du Puzzle / Compagnie Zigzag
Jeu : Hélène Duchêne, Pascal Marchand
Direction d'acteurs : Danielle Latroy-Fuster

"Année 2035 : un monde gangrené par la violence.
Les plus pauvres, les exclus, peuplent le centre ville déserté. C'est le royaume de la ZND, la Zone de Non Droit, zone abandonnée par la police et les services sociaux. Les gangs y règnent en maîtres. L'ancien boulevard périphérique de la ville est devenu une autoroute à péage où les aires de repos sont à présent des quartiers d'habitation sécurisés pour ceux qui ont le privilège d'avoir un travail. C'est la Grande Ceinture, cercle de bitume barricadé, surveillé par une police spéciale militarisée : la Garde Autoroutière. Au delà de cette limite s'étendent les Grandes Banlieues, ZND de longue date. Beaucoup plus loin encore, les Zones Rurales, protégées par des grillages électrifiés.

 

C'est dans ce monde que vivent Maureen et William. Ils logent dans une petite maison sur la Grande Ceinture. Ils ont échappé récemment à la ZND du centre ville depuis qu'elle fait des ménages sur les aires du boulevard périphérique. Lui trouve des petits boulots dans les zones industrielles situées près des péages de l'autoroute. Par économie, il traverse tous les jours la ZND.
Leur quotidien c'est la peur d'être agressé, d'être au chômage, mais c'est aussi le rêve de quitter la ville pour une zone rurale, ou encore de décrocher un CDI qui permettrait de payer le péage de la grande Ceinture protégée par la police. Entre précarité et volonté de s'en sortir, chacun se débrouille et trouve ses solutions propres pour survivre dans ce monde absurde. L'amour qui unit ce couple connaîtra ses premières fêlures."

Débat :

Réflexions sur l'exclusion.

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Jeudi 8 mai 2008

Voix au chapitre - Soirée bavarde

avec

Jean-Pierre Duteuil

autour de son livre

Mai 68, un mouvement politique

mardi 13 mai 2008 à 20 h 30

Salle

Louis Scutenaire de la librairie Voix au chapitre

67 rue Jean Jaurès à Saint Nazaire

- 02 40 01 95 70

Des militants du mouvement du 22 mars

à Saint-Nazaire, en mai 68. Assis au premier

rang au centre, Jean-Pierre Duteuil.

R

éduit à une pure dimension culturelle (elle-même vidée de son contenu subversif) par ceux qui veulent éradiquer

toute idée de révolution et de critique du capitalisme, Mai 68 ne fut pas un accident de l’histoire sans

suites. Pour de nombreux ouvriers mai 68 commence dès 1966 avec les

révoltes à Caen, en Lorraine, à Fougères, à Redon ou à St-Nazaire ; avec un

mouvement paysan en pleine mutation qui redécouvre l’affrontement avec la

police ; avec un mouvement lycéen qui émerge plus d’un an avant les fameux

événements.

Sans en prévoir ni les formes ni le déroulement, il fallait être aveugle pour

ne pas voir que de grandes choses se préparaient. La France ne s’ennuyait

pas, la lutte des classes n’était pas rangée au rayon des antiquités, la classe

ouvrière n’avait pas fait ses adieux. Mai 68 ce furent aussi de nouvelles formes

d’organisation que l’on retrouvera tout au long des 40 années qui suivront : les

Comités d’action

 

Editions Acratie, 2008, 250 p. 23 euros.

J.-P. Duteuil fût l’un des fondateurs du Mouvement du 22 mars. Il a déjà publié en 1988 « Nanterre 65-68 vers

le mouvement du 22 mars ». Militant anarchiste dès les années soixante, il est de ceux et celles qui n’ont pas fait

leurs adieux à la révolution, et continuent à militer loin du serail politico-médiatique et mondain.

MAI

MAI 68 68

UN MOUVEMENT

POLITIQUE

Jean-Pierre Duteuil

Acratie

Le 10 mai 68, alors que le mouvement étudiant catalysé par le

Mouvement du 22 mars

 

22 mars renouent à Saint -Nazaire

avec leurs réseaux anarcho-syndicalistes, établis de longue date via

l’Ecole Emancipée

 

grève

générale

de l’histoire de ce pays qui démarrera le 13 mai...

Elle ne se terminera qu’en juin, grâce aux efforts conjugués de la bourgoisie

et de la gauche politique et syndicale qui préféraient la sécurité du

gaullisme aux incertitudes de la révolution.

Une attitude que l’on retrouve dans bien des luttes contemporaines...

 

, ou le syndicalisme ouvrier de Loire Atlantique.

Meeting aux Chantiers, sur la plage, réunions formelles ou spontannées...

Le «Mai étudiant» se ressource auprès de ses racines ouvrières,

révolutionnaires et libertaires, pour mieux aborder la plus grande

à la Fac de Nanterre déborde sur le pavé parisien

autour de la Sorbonne, des militants du

, avec la volonté d’autonomie et la défiance vis-à-vis des

structures syndicales et politiques.

Autant dire qu’après les luttes et les expériences de l’hiver 2007 cela est

toujours d’actualité ! Mai 68 ouvre une période de « divorce entre la classe

politique, les medias, les intellectuels d'un côté et la société civile de l'autre »,

comme ils disent. Eh bien tant mieux !

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Mardi 6 mai 2008
TaPaGeS (TransPédéGouines de Strasbourg), Le 5 mai 2008
www.tapages67.org


TaPaGeS organise une soirée de projections-débats-discussions-complots
autour de mai 68, le 10 mai 2008 à 20h30 au café associatif Les
Épines, 39 rue de Benfeld, Strasbourg.



FOLLES DE MAI


Sarkozy veut liquider 68, sa grève générale et la rencontre inédite
entre les étudiantEs et les ouvrierEs. Bref, ce qui en Mai esquissait
l'émancipation de toutes et de tous.

Quarante ans plus tard, pédés, gouines, bi, trans', féministes, nous
nous souvenons que c'est de là, des années qui suivirent, que nous
venons.

Du palais U de Strasbourg, en 68, où la jeunesse étudiante remédie à
sa « misère considérée sous ses aspects économique, politique,
psychologique, sexuel »...
De Stonewall en 69, talons aiguilles à la main contre les flics.
De l'Arc de Triomphe en 70 avec une gerbe de fleurs pour la femme
inconnue du soldat inconnu.
Des Beaux-Arts en 71 avec les AG du FHAR (Front Homosexuel d'Action
Révolutionnaire).
De Ménilmontant en 73, lorsque déjà les travailleurs/-ses immigréEs
sans papiers se battaient pour leur droit.
De Besançon en 73, à Lip, où sans patrons s'expérimentaient d'autres
modes de production.

Que nous l'ayons vécu ou non, pour beaucoup trop jeunes, pas néEs,
nous venons de là.

Nous sommes pleinEs de gratitude pour toutes les folles de Mai qui ont
attaqué le capitalisme, l'impérialisme, le patriarcat,
l'hétérosexualité-comme-système-politique.

Nous ne sommes pas nostalgiques, car il s'agit aussi de notre futur.

Guy Hocquenghem écrivait que ces années furent « une parenthèse dans
l'histoire de l'homme, où les anciennes angoisses, les culpabilités,
les auto-limitations ont un peu disparu. Un soupir de bonheur dans la
partition des catastrophes, des refoulements et des cauchemars
sociaux. L'humanité n'a probablement cessé d'avoir peur qu'une seule
fois en sa longue vie : entre les années soixante et les années
quatre-vingt du dernier siècle » *.

À notre tour, nous voulons cesser d'avoir peur, ensemble. Il faut
poursuivre la destruction du vieux monde, celui qui nous détruit.
Gouines, trans', pédés, bi, féministes, nous sommes folles de Mai. 
De ceux qui arrivent surtout, que nous construirons légers et denses,
intenses et égalitaires, combatifs et victorieux. 
Nous devrions avoir honte de Mai ? Nous en sommes en fierEs. 

Le 10 mai, aux Épines, nous amorçons la « Mai Pride » des folles.


TaPaGeS, le 5 mai 2008
Transpédégouines de Strasbourg


* L'Amphithéâtre des morts, Gallimard, 1994 

TaPaGeS - TransPédéGouines de Strasbourg
www.tapages67.org
Inscription newsletter : http://tapages67.org/contact.html

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Mercredi 30 avril 2008

Mai 68. Regards sur les sciences sociales

 

Le 7 mai 2008, amphithéâtre 105 bd Raspail  Hall 54 bd Raspail

Mai 68. Regards sur les sciences sociales 


L'événement de Mai 68 est intervenu dans un contexte d'affirmation des sciences sociales. Il a impliqué de nombreux chercheurs de ces disciplines, engagés dans le combat des luttes sociales, intellectuelles et politiques, au plan national comme international. Fort de ces constats, une série de questions s'offre aux chercheurs qui, quarante ans plus tard, souhaitent penser l'événement et en comprendre le sens. En quoi la pratique des sciences sociales a-t-elle agi dans l'engagement de ceux qui les constituaient à la même époque ? Comment ces engagements, à rebours, modifièrent-ils les sciences sociales et leurs pratiques ? En quoi les thématiques actuelles de recherche et les nouvelles problématiques contribuent-elles enfin à la connaissance de l'événement et des controverses que suscite son quarantième anniversaire ? Des chercheurs de l'Ecole des hautes études en sciences sociales proposent quatre grandes tables rondes, introduites par une conférence de Claude Lefort, afin de relever le défi de ces questions qui intéressent la société, la politique aussi bien que les savoirs scientifiques.

 

Amphithéâtre, 105 bd Raspail (9h-13h30)

 

Ouverture, par Danièle Hervieu-Léger, EHESS

 

Présentation, par Marc Abélès, EHESS

 

9h30

 

Mai 68, un événement politique,

 

par Claude Lefort, EHESS

 

10h

 

Approches de l'événement

 

Présidence : Michelle Perrot, université de Paris 7

 

L'Histoire, par Philippe Artières, CNRS

 

La sociologie, par Jean-Louis Fabiani, EHESS

 

La sociologie des médias, par Cyril Lemieux, EHESS

 

La science politique, par Boris Gobille, Ecole normale supérieure de Lyon

 

La philosophie, par Serge Audier, université de Paris-Sorbonne

 

11 h45 Pause

 

12h

 

Acteurs, pratiques, identités

 

Présidence : Alain Touraine, EHESS

 

Ordre et forces de l'ordre par Stéphane Audouin-Rouzeau, EHESS

 

Le droit et les juristes, par Liora Israël, EHESS

 

Les murs ont la parole, par Béatrice Fraenkel, EHESS

 

Le corps, le sexe, par Georges Vigarello, EHESS

 

Les savoirs religieux à l'épreuve de mai 68, par Denis Pelletier, EPHE

 

 

 

Hall, 54 bd Raspail (15h-19h)

 

Engagements et savoirs

 

15h

 

Présidence : Vincent Duclert, EHESS

 

 

La liberté, par Emmanuel Terray, EHESS

 

La langue, la linguistique et les sciences sociales, par Pierre Encrevé, EHESS

 

Pratiques savantes et intellectuelles, par Françoise Balibar, université de Paris 7

 

La recherche et les chercheurs, par Jean-Marc Lévy-Leblond, université de Nice-Sophia Antipolis

 

16h45 Pause

 

17h

 

Présidence : Christophe Prochasson, EHESS

 

Le social, par Michelle Perrot, université de Paris 7

 

L'usine, par Nicolas Hatzfeld, université d'Evry-IDHE

 

Le féminisme de la seconde vague, par Rose-Marie Lagrave, EHESS

 

« Un vin nouveau dans des outres anciennes », par Alain Touraine, EHESS

 

18h45

 

Un regard sur les enseignements de la VIe section de l'EPHE, par Perrine Simon-Nahum, CNRS

 

Organisation EHESS : Marc Abélès, Vincent Duclert, Christophe Prochasson, avec le soutien du groupe AHMOC et des Cercles de formation (Rita Hermon-Belot)

 

 

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